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Bulletin Quotidien Europe N° 9255
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/etats-unis/ogm

Après l'interception à Rotterdam d'une cargaison de riz transgénique américain interdit dans l'UE, la Commission n'exclut pas la présence de produits contaminés dans l'Union

Bruxelles, 31/08/2006 (Agence Europe) - L'interception, le 26 août à Rotterdam, d'un navire soupçonné de contenir une cargaison de riz américain génétiquement modifié - le LL Rice 601 - interdit dans l'UE relance la polémique sur le risque de contamination de nombreux produits sur le marché de l'Union européenne. La Commission européenne, qui a annoncé la nouvelle le 31 août, n'exclut pas ce risque mais estime, pour l'heure, que la mesure d'urgence adoptée le 23 août à l'égard des importations américaines de riz à long grain (voir EUROPE n° 9250 et 9249) est suffisante. Elle insiste en revanche sur la responsabilité des Etats membres, à qui il appartient de faire les contrôles en bonne et due forme, voire de les renforcer.

« Nous avons un cas positif présumé à Rotterdam (…). D'après la Commission, la contagion aux Etats-Unis pourrait remonter à janvier 2006. On ne peut donc pas exclure la contamination de produits alimentaires sur le marché européen. D'où la demande faite aux Etats membres de procéder à des tests précis du riz sur le marché», a déclaré à la presse Philip Tod, porte-parole du Commissaire à la protection des consommateurs Markos Kyprianou.

Selon la Commission, le bateau intercepté à Rotterdam venait de la Nouvelle-Orléans pour être débarqué en partie au Royaume-Uni et en partie en Allemagne. La cargaison est retenue à Rotterdam par les autorités néerlandaises jusqu'à délivrance d'un certificat pouvant attester qu'elle ne contient pas de LL Rice 601. « Nous n'avons pas encore eu de résultats de tests effectués par les laboratoires des Etats membres. Nous n'avons pas d'informations sur le type de tests effectués à Rotterdam. Nous espérons avoir les résultats des tests effectués par les autorités néerlandaises, mais une chose est sûre: une cargaison de riz à long grain américain, dépourvue de certificat attestant qu'elle est exempte de riz LL Rice 601 ne pourra pas entrer dans l'UE. Et les autorités néerlandaises nous ont confirmé qu'elles maintenaient la cargaison suspecte sous leur contrôle », assure Philip Tod.

A un journaliste qui lui demandait si, eu égard à la durée supposée de la contamination (huit mois environ), la Commission n'envisageait pas des contrôles renforcés, le porte-parole a précisé que la date de janvier 2006 correspondait aux soupçons de l'industrie, mais n'était pas officiellement confirmée, et que la Commission disposait d'informations contradictoires sur le nombre de barges contaminées. « Ce n'est pas à nous de déterminer l'ampleur des contrôles. La législation alimentaire européenne impose aux Etats membres de réaliser des contrôles aux postes frontières, et des contrôles aléatoires. Nous attendons des Etats membres qu'ils fassent leur devoir en procédant à l'échantillonnage obligatoire et en prenant les mesures qui s'imposent si les résultats des tests sont positifs», a déclaré Philip Tod, reconnaissant toutefois que la Commission va devoir examiner avec les Etats membres si les contrôles ont été faits avant août, date à laquelle a été adoptée la mesure d'urgence imposant la certification obligatoire aux importations de riz américain à long grain. La Commission estime que, pour l'heure, la mesure d'urgence en vigueur est suffisante pour protéger le consommateur contre les OGM non autorisés et pour faire respecter la législation communautaire en vertu de laquelle seuls les OGM autorisés par l'UE ont droit de cité sur le marché européen. « S'il se confirmait que du riz contaminé a pu être importé dans l'UE, la Commission et les autorités nationales informeront les consommateurs », affirme Philip Tod.

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