login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9247
Sommaire Publication complète Par article 19 / 26
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/comite des regions

Michel Delebarre avertit que « les pays les mieux armés pour faire face à la mondialisation seront ceux qui sont dotés de structures régionales développées et décentralisées »

Bruxelles, 04/08/2006 (Agence Europe) - Réuni les 6 et 7 juillet à Turku (Finlande) sous la présidence de Michel Delebarre, le Bureau extraordinaire du Comité des Régions (CdR) a entendu le Secrétaire d'Etat finlandais au commerce et à l'industrie Ansi Paasivirta présenter les priorités de la Présidence finlandaise. Nous allons encourager de nouvelles manières d'aborder l'innovation pour faire face au risque d'une fuite de ses cerveaux d'Europe vers l'Asie et l'Amérique, a dit le ministre, qui a plaidé pour une plus grande synergie entre les universités, les entreprises et le secteur public et pour une forte implication du secteur privé dans les programmes communautaires de cohésion.

La réunion s'est poursuivie par un débat en table ronde sur le thème « Mondialisation, décentralisation et compétitivité: le partenariat public-privé » (voir EUROPE n° 9224). Parmi les intervenants, Juha Kaskinen, directeur du Centre finlandais de recherche prospective, a présenté les enseignements qu'il convient de tirer du récent programme d'action pilote « Régions de la connaissance » qui associe la région du Sud-Ouest de la Finlande, la Wallonie (Belgique) et Düsseldorf (Allemagne). Cette initiative, financée par la Commission européenne, a montré que les systèmes d'innovation devraient avoir des qualités d'« autorégénération » et être habités d'une « tension créative pour déclencher un effet de bouche-à-oreille. Ce dont nous avons besoin, ce n'est pas plus de réseaux mais des réseaux différents et de meilleure qualité », a-t-il conclu. Pour la représentante de la Commission européenne Outi Slotboom (DG Entreprises & Industrie), les pouvoirs locaux et régionaux doivent jouer un rôle de coordination qui est primordial pour assurer que les fonds structurels de l'UE et les stratégies nationales agissent de manière cohérente en faveur de la croissance et de l'emploi. L'exemple de Turku et de la région qui l'entoure prouve que des villes et régions de taille modeste peuvent être compétitives sur le marché mondial, a enchaîné Pauliina Haijanen, membre du Comité des régions (PPE, Finlande) en citant les facteurs qui comptent à cet égard: la possibilité de disposer de bâtiments industriels à moindre prix, le coût raisonnable du travail, des normes de qualité en matière d'environnement et de services et la fiabilité des administrations publiques. Pour Donald Storrie, de l'Observatoire du changement (Fondation de Dublin), « l'élément neuf, dans l'ère de la mondialisation (…) consiste à disposer d'une mentalité d'innovation permanente au niveau régional ». Après avoir entendu des exposés sur les expériences des patrons de Nokia et de Valmet Automotive, le Président du Comité Michel Delebarre a conclu à « l'impossibilité d'un retour aux bons vieux jours: il faut affronter le changement et dire aux citoyens de se préparer à occuper plusieurs emplois différents sur leur vie ». Et de souligner que « les pays les mieux armés pour faire face à une mondialisation en constante évolution seront ceux qui sont dotés de structures régionales développées et décentralisées ».

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES