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Bulletin Quotidien Europe N° 9211
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/soudan/darfour

L'UE menace de sanctions ceux qui entravent le processus de paix au Darfour - Conférence sur l'AMIS le 7 juillet

Bruxelles, 14/06/2006 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont confirmé, lundi à Luxembourg, la volonté de l'Union que soit mis en œuvre intégralement et rapidement l'accord de paix pour le Darfour, et sa disponibilité à poursuivre son assistance en matière de planification, de soutien technique et financier et d'équipement aux composantes militaire et de police d'AMIS (la mission de l'Union africaine au Soudan). « L'UE demande à toutes les parties de mettre en œuvre l'accord de paix et se déclare disposée à prendre des mesures à l'encontre de ceux qui entravent le processus de paix », comme le prévoit la résolution 1591 (2005) du Conseil de sécurité des Nations Unies, soulignent les conclusions du Conseil. Le gouvernement du Soudan et toutes les parties au Darfour sont appelés à « lever immédiatement tout obstacle à l'acheminement de l'aide et à cesser de faire obstruction au travail humanitaire et à l'assistance à l'AMIS ». Le Conseil précise que l'UE tiendra compte des nouvelles tâches découlant de l'accord de paix et de la nécessité d'assurer une transition en douceur de l'AMIS à une opération de l'ONU au Darfour. A cet égard, l'UE se dit prête à répondre favorablement aux demandes de soutien à la mise en œuvre de l'accord de paix, notamment pour ce qui concerne le dialogue et la consultation Darfour-Darfour. Déterminée à continuer à jouer un rôle de premier plan dans la pacification du Darfour, l'UE organisera le 7 juillet une conférence sur l'AMIS qui précédera la conférence des donateurs sur la reconstruction et le développement au Darfour prévue en septembre à l'initiative des Pays-Bas.

Le Conseil souligne qu'il reste vivement préoccupé par le risque de déstabilisation du Tchad et de la République centrafricaine qu'entraîne la crise au Darfour, ainsi que par l'insécurité croissante dans les camps de réfugiés du Darfour situés au Tchad. Aussi, l'UE demande-t-elle au Soudan et au Tchad de « cesser tout soutien direct ou indirect aux groupes de rebelles se trouvant dans l'autre pays, afin de contribuer à assurer la paix le long de leur frontière commune ».

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