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Bulletin Quotidien Europe N° 9211
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Pour M. Mandelson, la France « ne constitue pas un obstacle » dans les négociations

Bruxelles, 14/06/2006 (Agence Europe) - Dans une interview au Monde du 14 juin (voir EUROPE n° 9210), le Commissaire au Commerce, Peter Mandelson, souligne la nécessité d'une « percée » d'ici à la fin juin (il s'agit d'un compromis sur les modalités pour l'agriculture et les biens manufacturés) « pour espérer boucler, avant la fin de cette année, un accord définitif » concluant les négociations commerciales multilatérales du Round de Doha. « Plus nous tardons, plus il sera difficile de trouver un compromis ambitieux et équilibré », avertit M. Mandelson, faisant référence aux différentes échéances électorales de l'automne prochain au Brésil et aux Etats-Unis « qui peuvent mettre en danger le cycle » si des progrès n'ont pas été accomplis en juin. « Ne pas avoir d'accord en juin ne signifierait pourtant pas un échec définitif du cycle », précise M. Mandelson, qui reconnaît: « Cela ne ferait que compliquer encore le processus ». Soulignant qu'il dispose, dans le cadre du mandat de négociation qu'il lui a été conféré par les Etats membres de l'Union, de « marges de flexibilité » pour rendre l'offre agricole européenne plus alléchante, et, précisant qu'il « ne s'agira pas d'une nouvelle offre », M. Mandelson affirme travailler « avec la France, pas contre elle », pour défendre ses « intérêts particuliers dans l'agriculture ». La France « ne constitue pas un obstacle dans cette négociation », ajoute-t-il. Par ailleurs, tandis que Washington est toujours réticent à améliorer son offre agricole en matière de soutien interne, M. Mandelson dit croire que le Président Bush « souhaite respecter les engagements pris par son pays pour tenter de trouver un compromis ». « Le Congrès est moins convaincu des bénéfices attendus du cycle de Doha » et « la pression protectionniste est davantage perceptible aux Etats-Unis qu'en Europe », avoue néanmoins le Commissaire, avant de conclure: « dans cette affaire, nous devons donner la priorité aux enjeux économiques d'un accord plutôt qu'aux considérations politiques plus étroites ».

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