Bruxelles, 24/01/2006 (Agence Europe) - Le réseau européen Eurochambres a présenté le 23 janvier à la presse les résultats du sondage mené auprès des chambres de commerce des 25 Etats membres leur demandant d'évaluer les programmes nationaux de réforme (PNR) présentés par les Etats membres à la fin de l'année dernière dans le cadre de la stratégie de Lisbonne révisée. De façon générale, le monde européen de l'entreprise déplore un manque d'engagement de la part des gouvernements et considère ces programmes insuffisants. Dans un communiqué, Pierre Simon, président d'Eurochambres, qualifie les programmes de « décevants » (voir EUROPE n° 9115 au sujet de la présentation du rapport d'évaluation de la Commission européenne, mercredi). Selon Eurochambres, les Etats membres ont su bien identifier les principaux obstacles et défis auxquels ils seront confrontés à l'avenir, mais leurs programmes n'apporteront que des améliorations limitées, sans changement qualitatif radical. En particulier, 80% des chambres de commerce pensent que les PNR n'auront qu'un faible impact sur la croissance économique. Quant à l'emploi, 17 chambres n'attendent qu'une augmentation modérée, alors que 6 estiment que les PNR n'auront aucun impact ou pourraient même entraîner un déclin de l'emploi.
Pour Arnaldo Abruzzini, secrétaire général d'Eurochambres, ce qui manque c'est « un véritable engagement de la part des Etats membres » de mettre en œuvre les réformes. M. Abruzzini appelle donc à assurer leurs responsabilités, tout en soulignant qu'il faut que « les institutions européennes jouent un rôle d'arbitre et prennent les sanctions qui s'imposent lorsqu'elles estiment que les réformes ne sont pas appliquées correctement ». Selon lui, « les Etats membres doivent sentir la pression ».