Bruxelles, 03/01/2006 (Agence Europe) - La Commission européenne a adopté le 23 décembre 2005 une proposition détaillant les dispositions de l'accord de pêche d'une durée de trois ans signé en juin 2004 entre l'UE et la Tanzanie. Le nouvel accord est important pour la flotte thonière communautaire car il fait partie d'un réseau d'accords sur le thon dans l'océan Indien. Il prévoit la mise en place d'un système de contrôle et de surveillance, qui est inexistant à ce jour en Tanzanie. En 1990, l'UE et la Tanzanie avaient paraphé un accord sur le thon qui n'a été jamais ratifié en raison de problèmes constitutionnels et politiques internes en Tanzanie. En 2003, les deux parties ont souhaité reprendre leurs relations en matière de pêche. Après une mission exploratoire et trois séries de négociations, elles ont paraphé un nouvel accord le 4 juin 2004.
Le protocole de l'accord accorde des possibilités de pêche au thon et à d'autres espèces migratrices (comme l'espadon) pour 39 thoniers senneurs, 22 licences pour l'Espagne, 16 pour la France et une pour l'Italie) et 31 palangriers de surface (27 pour l'Espagne et 4 pour le Portugal). La contrepartie financière versée par l'UE est fixée à 600.000 euros par an et couvre un poids de 8 000 tonnes de captures par an. 390.000 euros par an serviront à financer des actions ciblées, comme des mesures de contrôle et de surveillance et de développement de la pêche artisanale locale.
L'accord prévoit aussi: - une clause d'exclusivité qui interdit toute licence privée ou tout arrangement d'une autre nature de la part des armateurs communautaires ; - l'obligation, pour la flotte communautaire qui opère dans la zone de pêche de la Tanzanie, d'embarquer au minimum trente marins locaux ; - une autorisation de pêcher au-delà de 12 milles des côtes ; - l'interdiction de rejet des captures accessoires ; - des sanctions en cas de non-respect du protocole et de la législation tanzanienne en vigueur.