login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9055
Sommaire Publication complète Par article 28 / 35
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/competitivite

Le Conseil de Lisbonne se demande comment surmonter l'obstacle des droits acquis

Bruxelles, 24/10/2005 (Agence Europe) - Le Conseil de Lisbonne pour la compétitivité a fait un bon accueil à la communication de la Commission sur la globalisation qui constitue, selon lui, une « contribution précieuse » à la discussion sur l'avenir du modèle social européen à laquelle prendront notamment part les chefs d'Etat et de gouvernement lors du Conseil informel de Hampton Court. Pour la directrice du think tank, Ann Mettler, si le document de la Commission explique bien « pourquoi l'Europe doit reformer son économie moribonde », « il omet une question principale: comment garantir que les politiques européennes représentent les intérêts de tous les citoyens européens, y compris la grande majorité d'entre eux qui veulent un marché du travail de qualité, une croissance économique soutenue et un système des retraites durable ? Etant donné que l'Europe est en crise de vieillissement démographique, pourquoi certains groupes d'intérêts s'opposent-ils à la fin des programmes de préretraite ? Nous voulons tous un budget de l'Union qui soit orienté vers l'avenir, mais comment surmonter l'opposition du puissant lobby agricole en Europe ? Ce sont autant de questions auxquelles nous avons besoin de réponses », estime Mme Mettler, qui se félicite par ailleurs de la proposition de la Commission de créer un fonds d'ajustement à la globalisation (voir EUROPE n° 8053). « C'est une étape dans la bonne direction mais pour autant que la restructuration de l'entreprise ait été autorisée », poursuit Mme Mettler avant d'ajouter: « Nous ne pouvons pas d'abord bâtir des champions nationaux non compétitifs avec l'argent des contribuables et ensuite demander à ces contribuables de payer encore quand ces entreprises échouent ». Pour le président du Conseil de Lisbonne, Paul Hofheinz, « le défi principal est de restaurer la cohésion sociale et d'assurer la durabilité du modèle social européen ». « La Commission a fait un grand pas en avant en définissant ce problème. Mais il appartient maintenant aux Etats membres d'agir. J'espère que les chefs d'Etat et de gouvernement européens tiendront compte de l'avertissement de la Commission et relèveront les défis que la modernité pose », souligne M. Hofheinz avant de conclure: « Nous devons cesser de subventionner nos industries moribondes et commencer à investir à l'avenir. Nous avons besoin d'une politique qui protège les citoyens européens, pas des groupes d'intérêts bien organisés ».

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE