Bruxelles, 29/06/2005 (Agence Europe) - Dans une déclaration adressée le 27 juin à la Commission européenne, la Confédération européenne des syndicats (CES) lui demande de reconsidérer ses positions dans les négociations dans le cadre de l'Accord général sur le commerce des services (AGCS) à l'OMC. Tout en prenant acte de la décision de l'UE de ne pas prendre de nouveaux engagements concernant des services publics tels que l'éducation, la santé et les services audiovisuels, la CES exprime de sérieuses préoccupations sur plusieurs points. Ainsi, la CES regrette qu'une fois de plus, l'UE fasse à l'OMC des propositions de libéralisation des marchés des services sans impliquer les partenaires sociaux et sans procéder à une sérieuse évaluation des implications pour l'Europe et les pays en développement. Dans sa déclaration, la CES demande en particulier à la Commission de retirer sa demande de libéralisation des services de distribution d'eau dans les pays en développement. Quant à l'offre de l'UE de libéraliser ultérieurement les mouvements temporaires de prestataires de services hautement qualifiés ainsi que certains services comme les services postaux, la CES insiste sur des garanties sérieuses sur le respect des normes fondamentales du travail et du droit du travail national du pays d'accueil. Elle estime aussi qu'il faut maintenir la possibilité de faire jouer des critères du marché du travail pour réguler les mouvements des prestataires de services. Enfin, la CES juge que le cadre réglementaire pour les services postaux européens devrait être complété et les dispositions de services universel devraient être sécurisées avant de prendre des engagements internationaux supplémentaires.