Bruxelles, 19/05/2005 (Agence Europe) - Interrogés par Le Monde du 19 mai, les Commissaires européens aux affaires économiques et monétaires, l'Espagnol Joaquin Almunia, et aux Transports, le Français Jacques Barrot, mettent en garde contre les conséquences d'un non français à la Constitution européenne. « Si les Français disent non, ils ne provoqueront pas une crise juridique, mais une crise politique. Il n'existe pas de « plan B » pour mettre fin à une crise politique », prévient M. Barrot. Qui ajoute: un non français servirait « d'alibi à ceux qui, par frilosité, refusent certaines avancées de l'Europe. Il n'encouragera pas les Etats plus à l'aise financièrement à accroître leur solidarité. Il peut bloquer aussi certains grands projets, comme Galileo et ITER, pour lesquels il a fallu coaliser toutes les énergies ». « Les plus faibles seront les premières victimes de ce blocage », renchérit M. Almunia, qui souligne: « Sur le plan économique, le non nuira à la reprise de la croissance. Aujourd'hui, toutes les conditions sont réunies sauf une: la confiance. Le oui la relancera, le non la sapera encore un peu plus ».