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Bulletin Quotidien Europe N° 8939
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Pour éradiquer la malaria en Afrique, il faut investir dans la recherche et dans des stratégies de contrôle de la maladie et rendre les médicaments accessibles à la population, estime Luisa Morgantini

Bruxelles, 29/04/2005 (Agence Europe) - A l'occasion de la célébration, le 25 avril, de la Journée de lutte contre la malaria en Afrique, la présidente de la commission Développement du Parlement européen, Luisa Morgantini (GUE, italienne), a fait le point sur les progrès effectués dans la lutte pour éradiquer cette maladie, qui est directement liée à la pauvreté. « Il est très important que le Parlement européen et l'Union européenne s'occupent sérieusement de l'éradication de la malaria (…) La recherche doit se consacrer à la défense de la qualité de la vie. Il est possible de faire plus contre la malaria, le sida et d'autres maladies », a martelé devant la presse Mme Morgantini. Deux millions d'enfants par an meurent de malaria, un sur trois toutes les 30 secondes en Afrique, 40% de la population mondiale est une population à risque, 500 millions de personnes sont contaminées chaque année, et 90% des décès sont concentrés sur l'Afrique et touchent essentiellement des enfants de moins de 5 ans, a rappelé Mme Morgantini, en constatant que les thérapies existent mais qu'elles coûtent trop cher. « Se battre pour que l'Afrique se développe signifie aussi lutter contre la malaria. Comment ? En investissant dans la recherche et dans des stratégies de contrôle de la maladie », insiste la parlementaire européenne.

Le Dr.Bernard Pecoul, directeur de la Fondation DNDi (Initiative pour le développement de médicaments pour les maladies négligées) a souligné l'importance de l'accord de collaboration entre DNDi et Sanofi-Aventis pour le développement d'un nouveau médicament pour traiter la malaria. Ce médicament devrait pouvoir être mis à la disposition des malades dans le courant 2006, a-t-il indiqué. « Avec 1,2 million d'euros investi par l'Europe, on peut développer des moyens très utiles pour les pauvres. Nous avons besoin de l'Europe. Et on doit veiller à ce que cet argent aille aux pays frappés par les maladies endémiques », a insisté le Dr. Pecoul. « Je suis d'accord pour dire que l'accord de collaboration avec Sanofi-Aventis est très important mais il ne saurait y avoir de brevet pour ce médicament, qui doit, dès lors, être gratuit, selon le Parlement européen », a enchaîné Luisa Morgantini. La Prof. Awa Marie Coll-Seck, Secrétaire exécutif du « Roll Back Malaria Partnership » (Partenariat pour faire reculer la malaria), a plaidé pour que l'on donne accès à moindre prix aux moyens préventifs et aux traitements.

« La Commission européenne est persuadée que la malaria doit être attaqué sous tous les angles: prévention, vaccin et traitement. Il faut donc travailler énormément avec l'industrie parce que sans elle, nous n'aurons jamais de produits pour lutter contre cette maladie », a commenté le Dr. Octavi Quintana Trias, directeur « Recherche/Santé » à la Commission européenne, en insistant, lui aussi: « ces produits doivent être accessibles à la population ».

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