11/03/2005 (Agence Europe) - Lors du débat sur le Sommet de printemps (EUROPE du 10 mars, p. 6), beaucoup de parlementaires ont reconnu les difficultés que le réexamen du Pacte de stabilité pose aux pays membres: le social-démocrate autrichien Hannes Swoboda a pris la défense du gouvernement Schröder, en affirmant qu'il ne s'agit pas d'établir un traitement spécial pour l'Allemagne, mais de tenir compte de ses circonstances particulières et aussi du fait qu'elle est le « payeur numéro un » dans l'Union. Si on contourne les règles, on déstabilise le système, martèle de son côté Marielle de Sarnez (ALDE, française), pour qui une discussion sur le Pacte ne devrait avoir lieu qu'après avoir confirmé l'accord sur ses principes de base. Mme de Sarnez s'interroge: peut-on avoir une discipline commune sans coopération dans la définition des politiques économiques ? Le vert belge Pierre Jonckheer invite quant à lui à ne pas sous-estimer le risque de division entre anciens et nouveaux pays membres dans la discussion sur la réforme du Pacte. La position de Derek Clark (UK Independence Party) est radicale: le Pacte « ne sert à rien, jetons-le à la poubelle ». Le Président du Conseil Nicolas Schmit a estimé, en répondant aux députés, que le développement durable (autre grand thème du Sommet des 22 et 23 mars) est un « concept global (…) dont les principes directeurs pourraient être concrétisés dans une Charte ». Le Conseil, a-t-il assuré, veut « être à la pointe dans la défense de notre planète ». Le Catalan Bernat Joan i Marì (Verts/ALE) a profité, pour sa part, de l'occasion pour demander qu'on garantisse le respect des droits linguistiques de chacun.