Bruxelles, 11/03/2005 (Agence Europe) - Les sociaux-démocrates ont déjà gaspillé trop de temps en se bagarrant sur l'Europe et en permettant ainsi à « la droite d'établir l'agenda européen », et le moment est donc venu de présenter à la fois « une vision et des exemples concrets de la social-démocratie européenne en action », a affirmé vendredi Marin Schulz, président du groupe socialiste européen. M. Schulz, qui participait à Kingston-upon-Thames, dans le Surrey, au colloque annuel du printemps organisé par le Policy Network dont le Commissaire Peter Mandelson est le président honoraire, a noté que des tests importants pour les socialistes européens seront le référendum français sur la Constitution européenne (le 29 mai), les élections du Land de Nordhein-Westfalen (aussi en mai) , ainsi que la Présidence britannique du Conseil de l'UE pendant le deuxième semestre de cette année et les élections britanniques attendues en 2006. Au Parlement européen, le groupe socialiste essaye depuis plusieurs mois d'avoir un profil politique plus net, a-t-il rappelé, en s'exclamant: « d'une certaine manière, Monsieur Barroso a été bien pour nous », car « sa présidence nous a donné la possibilité » d'avoir « notre mot à dire » au Parlement européen, même si « nous sommes seulement le deuxième groupe politique » (après le PPE-DE) et « nous n'avons pas automatiquement une majorité ». Martin Schulz a par ailleurs salué la priorité donnée par la Présidence britannique du G-8 à l'éradication de la pauvreté en Afrique et au changement climatique.
Parmi les autres participants au colloque figuraient l'ancien Premier ministre italien Giuliano Amato, l'ancien Commissaire européen Pascal Lamy, l'ancienne ministre française aux Affaires européennes et ancienne parlementaire européenne Elisabeth Guigou, ainsi que le politologue britannique Anthony Giddens.