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Bulletin Quotidien Europe N° 8891
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/ecofin

Discussion sur la taxation du kérosène

Bruxelles, 17/02/2005 (Agence Europe) - Pendant le déjeuner des ministres des Finances de l'UE, les ministres français et allemand, Hervé Gaymard et Hans Eichel, sont revenus sur le projet de taxation du kérosène qu'ils avaient présenté la veille à l'Eurogroupe. M. Gaymard a espéré que l'initiative, destinée à financer un programme pilote de vaccination contre les grandes pandémies en Afrique, bénéficiera d'un accueil favorable malgré le scepticisme, à ce stade, de certains Etats membres. Cette mesure, qui avait été évoquée lors de la réunion des ministres des Finances du G7 à Londres (EUROPE du 8 février, p.6), pourrait ne pas être reprise dans le cadre du G7, du fait de l'opposition des Etats-Unis, mais elle a séduit "certains Etats membres, même si d'autres sont moins favorables", a indiqué Hervé Gaymard. Sans préjuger de la position américaine, il a considéré que "rien n'interdit à l'Europe de prendre ses propres décisions", et qu'une telle taxe n'est "pas en contradiction" avec l'initiative britannique sur une facilité de financement international du développement. Jean-Claude Juncker s'est prononcé pour une telle taxation, pour atteindre les objectifs du millénaire. "Je privilégie pour ma part la taxation du kérosène", a-t-il indiqué à la presse "sachant que plusieurs Etats membres partagent ce point de vue". Selon lui, une telle taxe a "plus de chance d'aboutir qu'une taxation sur les mouvements financiers, à laquelle je dis oui en principe, mais dont l'applicabilité est difficile". De source diplomatique, en revanche, "la Grèce et d'autres petits Etats membres" ne sont pas convaincus et souhaitent des études complémentaires sur l'impact économique d'une taxe sur le kérosène.

Les ministres du Développement, réunis informellement au Luxembourg, ont apporté leur soutien à un instrument de ce type, pour autant qu'il soit complémentaire à l'aide au développement des Etats membres et ne la remplace pas (EUROPE du 16 février, p.7). Si, à ce stade, la Commission n'a pas abordé le sujet de manière approfondie et procède à un inventaire des différentes formes de financement de l'aide au développement, le Commissaire Jacques Barrot s'est déclaré "réservé". Une position dont M.Gaymard a "pris acte".

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