Bruxelles, 31/01/2005 (Agence Europe) - Après trois ans d'expérimentations dans plusieurs villes pilotes de l'UE, les résultats du projet MOSES, dont l'objectif était de promouvoir le "car sharing" à travers toute l'Europe, ont été présentés jeudi et vendredi derniers à Bruxelles. Malgré des avantages économiques et environnementaux indéniables, cette pratique a encore du mal à s'imposer au sein de l'UE même si une légère tendance à la hausse a été observée ces dernières années. C'est pourquoi ses adeptes ont proposé différentes actions de marketing et plaident pour une meilleure prise en compte du « car-sharing » à tous les échelons politiques.
Lancé en 2002, le projet MOSES visant à identifier les obstacles à la diffusion en Europe du « car-sharing », qui est un service de location de voitures via Internet ou par téléphone, et de réfléchir à des actions permettant de le développer (EUROPE du 4 février 2003). Premier constat des participants: le manque de connaissance de ce service par les citoyens, même dans les pays, comme l'Allemagne ou la Suisse, où il est pratiqué depuis des années. C'est pourquoi les participants au projet MOSES préconisent « davantage d'informations et d'actions de marketing ». Toute en rappelant que ce type de service ne peut se développer que dans les villes disposant de « bonnes infrastructures de transports publics », ils recommandent notamment de réserver davantage d'espaces aux stations de « car-sharing » pour y garer les voitures. Selon l'Association internationale des transports publics (UITP), il existe actuellement douze stations de ce type à Bruxelles. En outre, comme les clients du « car-sharing » utilisent fréquemment les moyens de transports publics, les participants recommandent aussi des incitants économiques, comme des abonnements annuels de transports en communs.
Parallèlement à ces actions, les participants au projet MOSES recommandent l'intégration du « car-sharing » dans les politiques urbaines et de transport au niveau local, la mise en place de programmes de soutien au niveau national, des actions d'information et la diffusion des meilleurs pratiques au niveau européen, en particulier au sein des dix nouveaux Etats membres, ainsi que des activités de démonstration et de recherche sur le « car-sharing ».