Bruxelles, 24/01/2005 (Agence Europe) - En marge du Conseil Agriculture, les ministres de l'UE ont eu, lundi à Bruxelles, une rencontre informelle - fructueuse mais non consensuelle - avec leurs homologues des pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) producteurs de sucre ainsi que les pays les moins avancés (ACP et non-ACP).
L'objectif était de débattre de la solution à trouver pour limiter l'impact de la future réforme du régime sucre de l'UE sur ces pays bénéficiant, pour leurs exportations de sucre, d'un accès préférentiel au marché européen au titre du Protocole sucre ou de l'initiative « Tout sauf les armes ».
Le plan d'action, dévoilé à cette occasion par la Commission européenne pour atténuer, par des mesures d'accompagnement, le choc de cette réforme pour ces pays pauvres a reçu un accueil mitigé: satisfaction quant à la préoccupation affichée de l'UE de minimiser les dégâts, mais vive préoccupation quant au niveau de réduction des prix garantis (-37%) et au calendrier - ACP et PMA demandant une période transitoire pour s'adapter à la nouvelle donne. En lieu et place des compensations financières réclamées par les pays ACP, additionnelles aux ressources d'aide au développement, pour les pertes de revenus que la baisse des prix garantis leur infligera si la réforme est adoptée en l'état, la Commission s'engage à maintenir l'accès préférentiel des ACP et des PMA et propose de les aider à renforcer la compétitivité du secteur du sucre et à diversifier leur production. EUROPE y reviendra.