Bruxelles, 18/01/2005 (Agence Europe) - A l'occasion de la réunion du Bureau politique de la Conférence des Régions périphériques maritimes (CRPM), à Santiago de Compostela le 14 janvier (voir EUROPE du 8 janvier, p.10), le Commissaire européen chargé des Affaires maritimes Joe Borg s'est dit désireux de recevoir des contributions au Livre vert sur la politique européenne qui doit être adopté en 2006. Le Président de la CRPM et Président de la Région Toscane, Claudio Martini, a assuré le Commissaire de la motivation du réseau des régions maritimes, dont 38 « unissent leurs forces pour formuler des propositions politiques et stratégiques sur la contribution de la dimension maritime à la compétitivité européenne ». Lui emboîtant le pas, le Président de la Région Bretagne, Jean-Yves Le Drian, a invité Joe Borg à lancer la phase de consultation au plus vite « afin que les résultats du Livre vert puissent être pérennisés avant le renouvellement de la Commission et du Parlement européen ». Et d'ajouter: « Commence ici un travail de longue haleine dont l'issue devrait être la valorisation durable du potentiel maritime européen, aujourd'hui inexploité ou mal exploité ».
Par ailleurs, le Bureau a décidé de mettre en place un fonds de solidarité pour les régions victimes du tsunami, pour cofinancer des coopérations décentralisées en vue d'actions postérieures aux aides d'urgence, souligne la CRPM dans un communiqué. Ces actions devront être conformes aux principes de durabilité et aux priorités WEHAB (water, energy, health, agriculture, biodiversity). Cette initiative s'inscrit dans le cadre des activités du réseau des gouvernements régionaux pour le développement durable. Le communiqué ajoute que le Président de l'île de la Réunion, Paul Vergès, a proposé que la CRPM en assure la coordination. La CRPM a aussi appelé les institutions européennes « à mettre en place ou à participer à la mise en place de dispositifs nécessaires à la prévention de ce type de catastrophe, non seulement à l'échelle mondiale en solidarité avec les pays les plus démunis, mais aussi au sein du territoire communautaire et auprès des plus proches voisins » (notamment les zones de la Méditerranée, de l'Atlantique et de la Mer Noire « sujettes à une très forte sismicité »).