Bruxelles, 11/01/2005 (Agence Europe) - Trois commissions parlementaires (environnement, marché intérieur et protection des consommateurs, et industrie, recherche et énergie) organisent le 19 janvier, à Bruxelles, une audition sur la législation REACH proposée par la Commission européenne pour l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation ou restriction des produits chimiques. Karl-Heinz Florenz (CDU), président de la commission de l'environnement compétente sur le fond, note dans un communiqué que, avec ses plus de 1 200 pages, la législation est plus volumineuse proposée jusqu'ici. Et il insiste: notre priorité est un niveau de protection de l'environnement et de la santé, mais le texte actuellement sur la table est "si bureaucratique et coûteux que beaucoup d'entreprises devraient craindre pour leur existence" s'il était adopté tel quel. Selon lui, il s'agira de définir de manière plus précise trois critères: - exposition du consommateur à ces produits; - dangerosité potentielle; - quantité produite. M. Florenz rappelle que selon la proposition de la Commission européenne, l'industrie devrait examiner, dans l'espace de onze ans, l'impact sur l'environnement d'environ 30.000 produits chimiques. Selon lui, les produits potentiellement dangereux qui pourraient entrer en contact avec les consommateurs devraient être examinés déjà entre trois à cinq ans après l'entrée en vigueur de REACH, alors qu'il faudrait des périodes de transition plus longues et des vérifications moins coûteuses pour des produits moins dangereux ou qui ne quittent pas l'usine.