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Bulletin Quotidien Europe N° 8864
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Satisfecit de la Commission après son examen de cinq programmes de convergence ou de stabilité actualisés

Bruxelles, 11/01/2005 (Agence Europe) - Mardi, la Commission a examiné les programmes de stabilité ou de convergence de cinq Etats membres auxquels elle a globalement souscrit. Elle souligne toutefois certains risques quant aux objectifs d'équilibre à moyen terme, en Autriche notamment et considère que les programmes actualisés de la République tchèque et des Pays-Bas gagneraient à être plus ambitieux. Le Luxembourg présente des finances publiques fondamentalement saines et celles de la Suède sont conformes aux exigences du Pacte de stabilité et de croissance. Le Conseil Ecofin se prononcera sur ces programmes le 18 janvier prochain.

L'Autriche est en bonne position pour ne pas dépasser le seuil de 3% du PIB, relève le Commissaire Almunia, qui note cependant "un relâchement des objectifs budgétaires". Malgré des recettes supplémentaires provenant de privatisations futures, la Commission s'inquiète notamment des prévisions pour 2007 et 2008. Pour cette période, les risques semblent sous-estimés, du fait d'hypothèses de croissance au dessus du potentiel et d'une diminution des dépenses qui lui semble trop vague. Cela met en péril l'objectif d'équilibre des comptes publics anticipé pour 2008, année où le niveau de la dette doit aussi revenir sous les 60%.

La Commission estime que les Pays-Bas sont en bonne voie pour contenir leur déficit budgétaire sous les 3% en 2005, mais regrette que l'effort budgétaire pour les années suivantes soit moins ambitieux. Le programme de stabilité pour 2004-2007 prévoit de réduire le déficit jusqu'à 1,9% en 2007, mais l'absence de mesures supplémentaires pèsera sur l'objectif d'une position budgétaire proche de l'équilibre à moyen terme.

Avec une actualisation "pas très ambitieuse" de son programme de convergence 2004-2007, d'après le Commissaire Almunia, la République tchèque devrait pouvoir réduire son déficit budgétaire à moyen terme. Les objectifs restent en effet inchangés par rapport au programme soumis en 2003, bien que la croissance du PIB ait été largement revue à la hausse. La Commission s'inquiète cependant de sa viabilité à plus long terme et recommande au pays d'accélérer la réforme des retraites et du système de santé. La baisse du ratio des dépenses, plus importante que la diminution prévue du ratio des recettes, devrait permettre une réduction du déficit de 5,2% en 2004 à 3,3% en 2007 et un retour sous les 3% en 2008.

Au Luxembourg, les finances sont saines, même si "une certaine modération des dépenses publiques serait la bienvenue", selon Joaquin Almunia. Le déficit enregistré en 2004 (1,4% du PIB) sera ramené à 1% en 2005, niveau auquel il restera en 2006 et 2007. Compte tenu notamment d'un scénario de croissance réaliste, oscillant entre 3 et 4%, ces objectifs sont plausibles aux yeux de la Commission, à condition toutefois de maîtriser les dépenses.

La Suède ne pose aucun problème en terme de finances publiques, ce qui devrait lui permettre de "faire face aux coûts budgétaires qu'entraîne le vieillissement de la population", souligne M.Almunia. Le programme actualisé prévoit un excédent de 2% du PIB en moyenne entre 2004 et 2007 et les risques projetés semblent équilibrés, estime la Commission, qui considère que le pays gagnerait encore à poursuivre les réformes sur les dépenses de santé, le taux d'activité et l'emploi.

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