28/09/2004 (Agence Europe) - Lors d'une conférence de presse, mardi matin, le député néerlandais Erik Meijer a présenté à la presse certains éléments mettant en doute l'intégrité de Neelie Kroes. En affirmant qu'il ne s'agit pas, comme pour les libéraux néerlandais, d'une attaque politique mais d'une question d'intégrité, il a évoqué une affaire de ventes avortées de frégates aux Emirats Arabes Unis remontant en 1994, et a accusé Neelie Kroes d'avoir favorisé l'intervention de son ami Joop van Caldenborgh, Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Rotterdam de l'époque. Neelie Kroes aurait profité de sa position pour permettre à celui-ci d'intervenir dans les transactions et "faire de l'argent", a indiqué M.Meijer. Cette intervention n'avait toutefois pas permis de finaliser le contrat et le Parlement néerlandais avait qualifié les initiatives de Neelie Kroes dans cette affaire de négligence, a dit Erik Meijer, pour qui, comme pour d'autres parlementaires, les scandales politiques qui éclaboussent la candidate Commissaire sont des raisons qui devraient justifier le retrait de sa candidature. En reconnaissant ses erreurs lors de son audition, elle aura peut être apaisé la polémique, mais en fin d'après-midi, Paul van Buitenen a lancé un autre pavé dans la marre (voir plus haut). Le député néerlandais est revenu sur les accusations lancées la veille et a émis une hypothèse de pots-de-vin dans une autre affaire. "Je n'ai jamais touché de pots-de-vin", s'est défendue Mme Kroes et, tout en admettant certaines erreurs, elle lui a rappelé qu'il ne s'agissait que d'allégations sans preuve.