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Bulletin Quotidien Europe N° 8788
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/commission prodi

Bilan de la coopération PE/Commission européenne avec Loyola de Palacio

Strasbourg, 17/09/2004 (Agence Europe) - Le Parlement européen a eu mardi un débat quelque peu surréaliste sur la « stratégie de la Commission européenne pour 2005 », puisqu'il s'agissait de la stratégie présentée le 25 février dernier par la Commission Prodi, une Commission sortante, comme n'a pas manqué de le souligner sa vice-présidente Loyola de Palacio. Les députés intervenus dans ce bref débat ont salué la coopération des cinq années avec Mme de Palacio, alors que Françoise Grossetête (UMP) a fustigé l'absence de Romano Prodi. Nous déplorons que le Président Prodi « n'ait pas eu assez de punch et d'efficacité, qu'il n'ait pas su donner une dimension à son rôle. Mais le voulait-il seulement ? (…) depuis un an, nous regrettons l'absence permanente du Président Prodi ». Mme Grossetête a aussi regretté « qu'il n'y ait pas eu de concomitance entre le calendrier des élections européennes et (…) l'entrée en fonction de la nouvelle Commission », en admettant: « cette année 2004 nous paraît être une année un peu perdue », malgré plusieurs « résultats positifs, même très positifs ».

Un autre élu de l'UMP, Joseph Daul, a, comme président de la conférence des présidents des commissions parlementaires, remercié Loyola de Palacio car, « en bonne partie grâce à vos efforts, nous disposons d'un vrai dialogue interinstitutionnel qui a permis de faire en sorte que le programme législatif de la Commission reflète désormais mieux les priorités du Parlement ». Le dialogue interinstitutionnel devrait se concentrer encore davantage sur les grandes priorités législatives, a estimé le président de la commission de l'Agriculture, en citant, comme l'avait fait Loyola de Palacio, les perspectives financières et la législation REACH sur les produits chimiques. Par ailleurs, le député français a salué « la récente décision de la Commission de retirer toute une série de propositions », et a demandé à la future Commission de « retirer ou remplacer tout dossier supplémentaire ne revâtnt plus aucun caractère d'actualité ». M. Daul a aussi insisté sur une meilleure cohérence entre le programme législatif et les priorités budgétaires, et a souhaité qu'on organise à l'avenir, chaque année, « un grand débat budgétaire en présence de l'ensemble des Commissaires » (la session de novembre lui semble « une date idéale »).

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