Bruxelles, 17/09/2004 (Agence Europe) - L'Agence européenne des frontières verra bien le jour en 2005, mais avec cinq mois de retard. L'accord sur la création de cette Agence, qui coordonnera la coopération aux frontières extérieures de l'Union européenne, a été débloqué jeudi, au Coreper. Les ambassadeurs espagnol et britannique se sont mis d'accord pour exclure Gibraltar du travail de l'Agence. La création de l'Agence était subordonnée à cette question hispano-britannique, depuis un accord politique atteint fin mars sur tous les autres points (EUROPE du 31 mars 2004). Vu ce retard, la Commission européenne a proposé que l'Agence n'entre en fonction qu'au 1er mai 2005, et non au 1er janvier. Les Etats membres ont accepté ce report. Le règlement instituant l'Agence devrait être adopté sans débat lors d'un prochain Conseil, au mois d'octobre. Reste encore à régler la question du siège de l'Agence, question délicate s'il en est. Les Pays-Bas vont œuvrer à trouver un accord au cours de leur présidence. Plusieurs pays, tous de nouveaux Etats membres, se sont portés candidats. L'Agence européenne des frontières aura de nombreuses fonctions: coordonner la coopération opérationnelle aux frontières, apporter une aide technique pour les expulsions organisées par plusieurs Etats membres, aider à la formation des garde-frontières, élaborer des analyses de risques, assister la coopération entre les Etats membres et les pays tiers, suivre les évolutions technologiques... Elle chapeautera les centres de coopération pour les frontières terrestres (Allemagne), aériennes (Italie) et maritimes (Espagne et Grèce).