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Bulletin Quotidien Europe N° 8788
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/pesd

La Force européenne de gendarmerie a vu le jour à Noordwijk

Noordwijk, 17/09/2004 (Agence Europe) - La France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal et les Pays-Bas ont donné le coup d'envoi pour la mise en place de la future Force européenne de gendarmerie (FEG). En signant vendredi à Noordwijk, en marge de la réunion informelle des ministres de la Défense de l'UE, une déclaration d'intérêt, ces cinq pays se sont engagés à développer cette force, qui devrait être opérationnelle d'ici la fin de l'année 2005. "Cette Force de gendarmerie européenne est une capacité supplémentaire dont se dote l'Union européenne", s'est félicitée la ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie, dont le pays est, avec l'Italie, à l'origine du projet.

La Force de gendarmerie européenne sera dotée d'environ 800 hommes déployables sur le terrain en maximum 30 jours, indique la déclaration d'intérêt. Elle disposera en outre d'une réserve de 2.300 hommes. Les préparatifs pour établir son quartier général, qui sera établi à Vicenza en Italie, commenceront à l'automne 2004. L'objectif des cinq pays signataires de la déclaration est de mettre en place ce quartier-général au début 2005 et de rendre la FGE opérationnelle au plus tard fin 2005. De caractère multinational, la FGE sera activée pour des missions de l'UE mais aussi de l'ONU, de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ou encore de l'OTAN. Dotée d'un statut militaire, elle pourra, par exemple, être déployée après une opération militaire pour assurer le maintien de l'ordre. Elle pourra également être affectée à des opérations de lutte contre le crime organisé ou pour assurer la protection de missions civiles sur le terrain.

Financée par les pays participants, la FGE ne sera pas une force permanente. Les effectifs de ces pays ne seront mis à la disposition qu'en cas de besoin, a indiqué jeudi lors d'une conférence de presse le ministre néerlandais de la Défense, Henk Kamp. Celui-ci n'a pas précisé les différentes contributions nationales mais a laissé entendre que certains pays, comme la France qui dispose d'effectifs importants, pourraient en fournir le gros de cette force. Si elle débute avec les seuls pays de l'UE qui disposent actuellement de forces militaires ayant des compétences de gendarmerie, elle est cependant ouverte à la participation de tous, a poursuivi M. Kamp. A son arrivée à Noordwijk, le ministre allemand de la Défense, Peter Struck, a salué la création de cette force tout en confirmant que son pays n'y participerait pas.

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