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Bulletin Quotidien Europe N° 8784
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/iran

Les 25 demandent toujours une coopération accrue avec l'AIEA

Bruxelles, 13/09/2004 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères de l'UE, réunis lundi en Conseil Relations extérieures sous la présidence de Bernard Bot, ont eu, au cours du déjeuner, un long débat sur l'Iran et, notamment, sur son programme nucléaire très controversé. Le Conseil n'a pas adopté de conclusions sur l'Iran, mais le président Bot a une nouvelle fois appelé l'Iran à améliorer sa coopération avec l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA). "Nous restons vivement préoccupés par le programme nucléaire iranien", a dit à la presse le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier. "Toute course à l'armement aurait des conséquences incalculables pour la paix et la stabilité dans toute la région", a-t-il averti. C'est justement pour prévenir une telle évolution que la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont déposé au Conseil des gouverneurs de l'AIEA (qui était également réuni lundi, à Vienne) un projet de résolution "dans laquelle nous demandons avec insistance à l'Iran de rassurer le monde" sur son programme nucléaire, a expliqué M.Barnier. Le projet de résolution (qui a d'ailleurs été appuyé lundi par l'ensemble des autres Etats membres, a souligné M.Barnier) appelle l'Iran à dissiper tous les soupçons à propos de son programme nucléaire d'ici le mois de novembre quand l'AIEA (lors d'une nouvelle réunion de son Conseil des gouverneurs) devra déterminer si des mesures supplémentaires sont nécessaires ou pas. Mais le projet de résolution ne comprend pas une clause (comme le souhaitent les Etats-Unis) prévoyant que la question iranienne serait automatiquement envoyée devant le Conseil de sécurité de l'ONU pour de possibles sanctions. "Les discussions avec les Iraniens restent difficiles et nous ne sommes pas encore rassurés de leur comportement", a poursuivi M. Barnier devant la presse. En novembre, l'AIEA se retrouvera devant un choix, qui dépendra de l'attitude du gouvernement iranien: soit les préoccupations subsistent et, dans ce cas, le Conseil de sécurité de l'ONU pourrait être saisi de l'affaire, soit l'Iran joue le jeu de la transparence et la chose est réglée à Vienne, au sein même de l'AIEA. "C'est évidemment la dernière option que je préfère", a dit M. Barnier. Et le ministre de conclure sur une note optimiste: "Nous continuons à penser qu'un arrangement politique est toujours possible avec l'Iran". Entre-temps, à Vienne, le directeur général de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, a affirmé (à propos de l'échéance de novembre proposée dans le projet de résolution franco-germano-britannique) que son agence ne s'était pas fixé de date-butoir pour terminer son enquête sur le programme nucléaire iranien. "C'est un processus ouvert. Nous en aurons fini avec l'Iran lorsque nous en aurons fini", a-t-il déclaré à l'ouverture de la réunion du Conseil des gouverneurs.

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