Bruxelles, 15/07/2004 (Agence Europe) - Les ministres des Finances et du Budget des Etats membres de l'UE devraient adopter ce vendredi en première lecture un projet de budget 2005 rigoureux, réduit de 4,3 milliards d'euros en crédits de paiements comparé à la proposition initiale de la Commission européenne.
La réunion du Conseil sera précédée vers 11 heures d'une concertation avec une délégation de la commission parlementaire des budgets. Cette rencontre entre les deux branches de l'autorité budgétaire devrait être dominée par les divergences sur le mode de financement de l'aide à l'Irak et sur la transparence des actions en matière de politique extérieure et de sécurité commune (PESC) (voir les détails dans EUROPE du 9 juillet 2004, p.9, et du 7 juillet 2004, p.7). Le Conseil devrait décider, à ce stade de la procédure, de ramener les crédits de paiements en 2005 à 105,2 milliards d'euros, ce qui représenterait 0,99% du revenu national brut (RNB) de l'UE, contre 109,5 milliards d'euros (1,04% du RNB) dans la proposition de la Commission. Les crédits d'engagements devraient s'élever, en première lecture, à 115,9 milliards d'euros, soit 1,2 milliard de moins que ce qui figure dans l'avant-projet de budget présenté par la Commissaire Michaele Schreyer.
Les réductions de crédits de paiements envisagées par le Conseil concernent surtout: - les dépenses agricoles (1 milliard d'euros) ; - les actions structurelles (3 milliards d'euros, pour tenir compte des retards prévisibles de programmation pour les fonds structurels) ; - les aides de pré-adhésion (200 millions d'euros dont 90 millions d'euros destinés à la Turquie).
Au sujet du financement de la reconstruction de l'Irak, le Conseil refuse pour le moment de recourir à l'instrument de flexibilité, comme le propose la Commission. Il préfère réduire le budget pour certaines actions extérieures de l'UE pour trouver les 200 millions d'euros nécessaires. Le Conseil envisage aussi d'augmenter à 62,6 millions d'euros les crédits pour la PESC. Il prévoit aussi une hausse de 79,79% de son budget « Politique de défense et de sécurité commune » (PESD), dont une augmentation de 592,31% des crédits pour l'achat de matériel sécurisé pour ses travaux couverts par le « secret défense ».
La France et la Belgique devraient demander, par ailleurs, que le Conseil accepte d'inscrire les crédits nécessaires au lancement de la cellule de planification des opérations civiles et militaires. Concernant les politiques internes, le Conseil refuse d'inscrire des crédits pour le Collège européen de police.