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Bulletin Quotidien Europe N° 8732
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/presidence neerlandaise

EuroComment anticipe une présidence très efficace mais non sans embûches

Bruxelles, 22/06/2004 (Agence Europe) - La Présidence néerlandaise de l'Union européenne - Réconcilier devoir et intérêt. Sous ce titre, Peter Ludlow anticipe, dans la dernière Briefing Note d'EuroComment, une présidence très aguerrie mais aussi exposée à des discussions difficiles sur une série de dossiers -qui seront en partie réglés par des présidences successives- et cela en plein démarrage de la phase de ratification de la Constitution européenne (qui doit être signée sous présidence néerlandaise: voir EUROPE d'hier, p.4).

En outre, constate M. Ludlow, le Premier ministre Jan Peter Balkenende doit "agir dans un contexte dans lequel le consensus national sur les affaires intérieures et européennes s'est brisé" et, par "une diabolique ironie du destin, la Présidence devra affronter justement des questions qui sont parmi celles qui, dans le débat interne néerlandais sur l'UE, divisent le plus: rythme et limites de l'élargissement, y compris la candidature de la Turquie, avenir des finances de l'Union, politique d'immigration et lutte contre le terrorisme, réforme du Pacte de stabilité et de croissance", sans compter la ratification de la Constitution. (Au sujet des priorités de la Présidence néerlandaise, voir aussi EUROPE du 10 juin, pages 7 et 8).

Dans son rapport, Peter Ludlow met fortement l'accent sur l'engagement et la compétence des personnes qui guideront ce semestre. Le Premier ministre Balkenende a fait comprendre "absolument clairement qu'il entend conduire l'équipe de la Présidence lui-même"¸ note M. Ludlow, qui ajoute: M. Balkenende a "demandé à Bernard Bot (qui était le doyen du Comité des Représentants permanents au moment où il est entré en fonction) de devenir ministre des Affaires étrangères en ayant spécifiquement en tête la présidence" du Conseil de l'UE (Bernard Bot, rappelle M. Ludlow, a été ambassadeur adjoint des Pays-Bas auprès de l'OTAN aux côtés de l'actuel Secrétaire général de l'Alliance Jaap de Hoop Scheffer, et a été ensuite ambassadeur à Ankara,"où ses sentiments turcophiles, déjà forts, se sont renforcés"). En outre, Bernard Bot a d'excellentes relations avec le ministre aux Affaires européennes Atzo Nikolaï, et son successeur à Bruxelles, l'ambassadeur Tom de Bruijn, est "fermement intégré dans l'appareil du ministère des Affaires étrangères", et est à La Haye presque chaque vendredi, constate M. Ludlow. Parmi les autres poids lourds de la future présidence, M. Ludlow rappelle le ministre des Finances, le libéral du VVD Gerrit Zalm ( qui "peut être très dur", mais qui a été "un partenaire plus facile depuis qu'il est revenu au gouvernement que lorsqu'il était dehors"), le ministre de la Justice JPH Donner (le dossier JAI est une des priorités de cette Présidence) et Laurens Jan Brinkhorst, qui présidera le Conseil Compétitivité (un des fondateurs des libéraux de gauche Démocratie 66, il a été en particulier chef du bureau de la Commission européenne à Tokyo, Directeur général à l'environnement à la Commission européenne, puis député européen).

M. Ludlow essaye aussi d'anticiper ce que seront les deux Conseils européens sous présidence néerlandaise. Le premier Sommet, qui ne se tiendra que le 5 novembre, sera marqué notamment par la discussion du rapport de Wim Kok (ancien Premier ministre néerlandais) sur le réexamen à mi-parcours de la stratégie de Lisbonne de 2000, juste quelques jours après sa présentation à la nouvelle Commission européenne, le 1er novembre.

La justice et les affaires intérieures seront un autre grand thème de ce Conseil européen qui, selon M. Ludlow, devrait être "assez placide". Ce qui ne sera sans doute pas le cas du Conseil européen du 17 décembre, qui devra prendre en particulier des décisions importantes concernant la Turquie.

Quant aux perspectives financières après 2007, les négociations proprement dites se dérouleront sous présidence luxembourgeoise, mais M. Ludlow estime que dès le Sommet de décembre le débat pourrait être assez tendu, car dans ce dossier les Pays-Bas, pas comme présidence, mais comme Etat membre, sont "une partie du problème plutôt que de la solution".

La Présidence néerlandaise, estime M. Ludlow, devrait aussi lancer le réexamen du Pacte de stabilité, mais là aussi il s'agira d'un processus assez long qu'elle ne saurait guère espérer achever.

(Les Briefing Notes peuvent être obtenues chez: EuroComment. 113, avenue Louise, 1050 Bruxelles. Tél.: 02 535 73 25. Fax: 02 535 73 19. Info@eurocomment.be <http: //http://www.eurocomment.be/> ).

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