login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8732
Sommaire Publication complète Par article 12 / 45
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc/agriculture

Plusieurs Etats membres présentent des « lignes rouges » pour la négociation du cycle de Doha

Luxembourg, 22/06/2004 (Agence Europe) - Les ministres de l'Agriculture de l'UE ont appuyé, lundi à Luxembourg, la Commission européenne dans ses efforts pour arriver, avant fin juillet, à un compromis à l'OMC, sur les modalités d'un accord cadre sur la libéralisation des échanges. Mais beaucoup d'entre eux ont demandé que: - l'équilibre soit maintenu entre les trois volets (accès au marché, soutien interne et aides à l'exportation) ; - les autres partenaires s'engagent, comme l'UE, à réduire leurs aides à l'exportation ; - la formule de réduction des tarifs douaniers préserve les produits agricoles communautaires les plus sensibles ; - les indications géographiques fassent partie de l'accord, ainsi que les préoccupations autres que commerciales (environnement, bien-être des animaux, qualité des produits…).

France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Irlande, Autriche, République tchèque, Hongrie et Pologne sont les pays qui ont exprimé le plus de préoccupations sur les négociations à l'OMC. Royaume-Uni, Suède et Danemark ont encouragé la Commission à poursuivre les négociations et ont estimé, au contraire, que l'UE devait être encore plus offensive en envisageant même d'améliorer son offre en fonction de ce que proposeront les autres partenaires. Sur le soutien interne, tout le monde a reconnu que la réforme de la Politique agricole commune a permis de dégager une marge de manœuvre importante en prévoyant, grâce au découplage, une réduction des aides directes liées à la production (classées dans la « boîte bleue ») et donc un transfert de ces aides vers la « boîte verte ». Le Commissaire Franz Fischler a reconnu que les Etats-Unis sont allés moins loin en réduisant les aides de la boîte bleue, et que ce retard risquait de « pénaliser l'ensemble de la négociation ».

La délégation française a insisté sur l'équilibre des trois piliers. Sur l'accès au marché, la formule doit garantir le maintien de la préférence communautaire et de l'aide aux pays les plus défavorisés, estime la France, pour qui l'UE ne devait pas réduire les droits sur les produits les plus sensibles. La France a aussi critiqué l'attitude des pays du G20. L'Irlande a fait part de son inquiétude sur le calendrier proposé par la Commission. La ministre britannique Margaret Beckett a précisé que la réduction tarifaire entraînerait pour les PVD un gain estimé à 300 millions de dollars par an. Son homologue allemand, Renate Künast, a soutenu la Commission et rappelé que l'agriculture n'est qu'un des aspects de la négociation. Le ministre italien Giovanni Alemanno a remarqué que seule l'UE avait fait des concessions, et que le fait que les autres partenaires n'aient pas bougé pourrait être interprété comme un signe de faiblesse de l'Europe. Selon lui, l'idée de fixer un plafond pour les aides « boîte bleue » pourrait être interprétée comme une concession suplémentaire de l'UE. Concernant l'accès au marché, l'Italie a souhaité le maintien d'une clause de sauvergarde et la fixation de droits de douane spécifiques pour des produits particulièrement sensibles (riz, fruits et légumes - ail, jus de fruits, citrons - et volaille). La Pologne a douté aussi des effets de la libéralisation des échanges sur les produits sensibles, en citant en particulier le tabac, le bioéthanol et les produits contenant du sucre. L'Espagne a demandé que l'accord prévoie la définition d'un registre multilatéral pour la protection des indications géographiques des vins et spiritueux.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES