Bruxelles, 17/02/2004 (Agence Europe) - En l'absence du président Giscard d'Estaing qui n'a pas pu participer à l'échange de vues organisé par la commission constitutionnelle du Parlement européen, les parlementaires ont pu discuter avec les deux anciens vice-présidents de la Convention européenne. Le Belge Jean-Luc Dehaene comme l'Italien Giuliano Amato se sont montrés très préoccupés par la manière dont tout le monde se focalise sur l'aspect de la double majorité qui masque mal les reculs opérés à Naples sur le champ d'application de la majorité qualifiée. Selon eux, il s'agit aujourd'hui avant tout de sauver l'extension du vote à la majorité qualifiée voulue par la Convention, quitte à vivre un peu plus longtemps avec le système de pondération des voix de Nice. Ils ont estimé qu'une telle situation serait nettement préférable à une double majorité qui s'accompagnerait de restrictions de l'étendue du vote à la majorité qualifiée au Conseil, notamment en matière de justice et affaires intérieures.