Bruxelles, 17/02/2004 (Agence Europe) - "Il n'y a pas de "partenariat privilégié" à notre ordre du jour (...). Ce n'est même pas quelque chose que nous serions prêts à envisager". C'est dans ces termes que le Premier ministre turc Tayyip Erdogan a réagi lundi, selon Reuters, à l'offre d'un tel partenariat entre la Turquie et l'UE que venait de lui faire Angela Merkel, présidente de la CDU.
Mardi à Bruxelles, Günter Verheugen s'est clairement démarqué des propos d'Angela Merkel. Interrogé à l'issue de sa rencontre mardi avec M. de Soto, il a insisté sur l'importance cruciale pour l'UE de maintenir sa position sur l'adhésion de la Turquie. Il a assuré que la position de la présidente de la CDU était isolée. Les réformes en Turquie et la réunification de Chypre "sont clairement liées au fait que l'UE a une stratégie très claire et très sérieuse selon laquelle la Turquie est éligible si elle remplit les critères", a-t-il indiqué, précisant n'avoir "aucune indication que les Etats membres aient changé d'avis". M.Verheugen s'est dit "certain" que le Chancelier Schröder le confirmera lors de sa visite à Ankara. Et il a ajouté que "ce qu'Angela Merkel propose, le statut spécial, c'est ce qui est existe déjà", avec l'association et le libre-échange entre l'UE et la Turquie.