Bruxelles, 05/01/2004 (Agence Europe) - Dans le numéro 49 de sa série « Occasional Papers », l'Institut d'Etudes de Sécurité de l'Union européenne présidé par Nicole Gnesotto nous livre une étude bien documentée de l'Autrichien Paul Luif sur la cohésion de l'UE au sein de l'Assemblée générale des Nations Unies. Cette analyse montre que la cohésion a bien progressé, en parallèle avec le développement de la politique extérieure et de sécurité commune. Le degré de consensus reste cependant encore variable en fonction des sujets.
Ainsi, l'accord entre les Quinze est très élevé sur le Proche-Orient ou les questions liées aux droits de l'Homme. En revanche, des divergences subsistent sur les aspects stratégiques, la sécurité internationale, le désarmement en général et les armes nucléaires en particulier. La France et le Royaume-Uni sont les deux Etats membres qui se désolidarisent le plus souvent du groupe. Il s'agit alors le plus souvent de questions stratégiques ou d'armement qui font de ces deux Etats membres les pays les plus proches des Etats-Unis par leurs votes alors que le consensus au sein de l'UE n'a pas cesser de creuser le fossé entre les Quinze et les Etats-Unis. Les pays neutres et/ou non-alignés de l'UE constituent un autre groupe qui se distingue par ses votes divergents, à l'exception de la Finlande qui n'a pas cessé de se rapprocher du consensus. Enfin, parmi les pays candidats ou en voie d'adhésion, on constate que Chypre ou Malte adoptent assez fréquemment des positions différentes de celles de l'UE alors que la Turquie est très proche du consensus européen. (Site: http://www.iss-eu.org ).