Bruxelles, 27/11/2003 (Agence Europe) - Lors du débat budgétaire, mercredi au Bundestag, le chancelier allemand Gerhard Schröder a fermement défendu la décision du Conseil Ecofin de cette semaine sur la suspension de la procédure de sanction du Pacte de stabilité à l'égard de l'Allemagne et de la France. Le Pacte peut être interprété et il doit être interprété, a martelé M.Schröder. Et d'ajouter à l'adresse de l'opposition qui a sévèrement critiqué l'attitude "inacceptable" du gouvernement: "Il ne faut pas faire comme si la Commission était sacro-sainte dans tout ce qu'elle fait". M.Schröder a aussi annoncé une position dure de l'Allemagne dans les futures négociations sur les prochaines perspectives financières. L'Allemagne s'opposera à une augmentation du budget de l'UE après 2006 et elle refusera d'y contribuer davantage par rapport à aujourd'hui, a déclaré M.Schröder. Un pays comme l'Allemagne, qui - dans le cadre du Pacte de stabilité - est soumis à d'énormes pressions pour réduire son déficit budgétaire, ne pourra pas augmenter davantage sa contribution au budget communautaire, a-t-il dit. Par contre, M.Schröder a plaidé pour que la Commission, elle-même, applique une discipline budgétaire rigoureuse: "Je veux que les critères, que la Commission applique aux autres, s'appliquent de temps en temps aussi à la Commission elle-même", a dit le chancelier.