Bruxelles, 18/11/2003 (Agence Europe) - A l'occasion de sa session plénière de fin octobre, le Comité économique et social européen (CESE) a adopté l'avis exploratoire de Bruno Vever (groupe des employeurs, France) sur le "Bilan des expériences recueillies par le CESE en matière d'impact économique et social et sur l'emploi des réformes structurelles qui ont été menées dans l'UE". Le CESE estime qu'il convient "de mieux ancrer la crédibilité du mandat de Lisbonne auprès du citoyen européen et de désarmer la critique quant à sa réelle importance et à son coût social". En outre, souligne un communiqué, le CESE déplore l'absence d'une politique économique commune correspondant à la création de l'euro, et estime qu'il faudrait y remédier sans tarder, "y compris en engageant, lorsque c'est possible par le biais d'une coopération accrue, un rapprochement des politiques fiscales compatibles avec les objectifs de compétitivité de Lisbonne". Selon le CESE, "l'identité, la cohésion et la sécurité du marché unique doivent être renforcées, notamment par des inspections communautaires transnationales, une gestion commune des douanes extérieures, un statut européen ouvert aux PME et des efforts en vue de simplifier les procédures administratives". Enfin, le Comité rappelle que la réussite de la mise en oeuvre de la stratégie ne dépend pas uniquement des politiciens mais aussi du soutien accordé aux acteurs économiques et sociaux de la base. Une synergie accrue entre les décideurs politiques et les acteurs de la société civile décidera en dernier ressort du succès ou de l'échec des réformes structurelles, conclut le Comité.