Bruxelles, 18/11/2003 (Agence Europe) - Alors qu'il doit répondre cette semaine à la communication de griefs que lui a adressée la Commission européenne le 27 octobre, le groupe Lagardère a confirmé qu'il ne débattrait pas le 24 novembre prochain avec les parties adverses lors d'une audition orale qu'il est en droit de demander. Lagardère "est concentré sur les remèdes", a indiqué une source proche du groupe. Lagardère invoque notamment le fait que la confidentialité du dossier a été rompue, les griefs ayant fait l'objet de fuites avant même que le groupe ne les reçoive. Parmi les opposants au rachat d'Editis (ex-VUP) figurent essentiellement des éditeurs indépendants comme Gallimard et Le Seuil, des libraires réunis au sein du Syndicat national de la Librairie (SLF), le Cercle européen des lecteurs francophones des auteurs et illustrateurs de jeunesse et le Bureau européen des unions des consommateurs (Beuc). La communication de griefs dresse une liste d'objections sévères à l'égard du projet de rachat de Lagardère qui confirme pour l'essentiel les craintes déjà exposées par la Commission lorsqu'elle décida d'ouvrir une enquête approfondie en juin dernier (voir EUROPE du 7 juin, p.12). Le groupe français devrait proposer ses remèdes début décembre dans l'attente d'une décision pour le 13 janvier 2004, date butoir.