Amsterdam, 17/11/2003 (Agence Europe) - Les 500 délégués réunis en Congrès à Amsterdam ont adopté, vendredi 14 novembre, le manifeste du Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs en vue des élections européennes de 2004. Les libéraux européens y réaffirment leurs valeurs et notamment l'attachement à une "société équitable, libre et ouverte". Ils s'engagent en faveur du processus constitutionnel qui doit conduire à une Europe plus transparente et plus démocratique, avec un rôle accru du Parlement européen. Ils souhaitent moderniser l'économie européenne (avec notamment des mesures décisives pour la libéralisation des secteurs du gaz, de l'électricité, des transports et de la poste). Ils préconisent une étude d'impact en amont de toute proposition législative qui, après son adoption, devrait faire l'objet d'une confirmation au bout de cinq ans (sunset clause). Les libéraux demandent le respect du Pacte de stabilité ainsi que le maintien et l'extension (aux secteurs de la construction, de l'hôtellerie et de la restauration) du taux de TVA réduit pour les services à forte intensité de main-d'œuvre. Dans le domaine de la recherche, les libéraux soutiennent la création de l'Espace européen de la recherche mais souhaitent une meilleure implication des chercheurs. Le texte initial voulait attribuer la compétence principale en matière de recherche aux Etats membres mais le Congrès a finalement décidé de supprimer ce passage. Les libéraux insistent longuement sur l'importance de la sécurité alimentaire, de l'étiquetage des produits et du libre choix du consommateur. Ils redisent leur credo dans la liberté du commerce qui doit être une "arme dans la lutte contre la pauvreté dans le monde". Dans ce contexte, ils se prononcent pour l'ouverture de tous les marchés européens aux pays en voie de développement et l'abandon de toutes les subventions agricoles à la production et à l'exportation.
En conférence de presse, le président du groupe ELDR au Parlement européen, Graham Watson, a dit qu'il espérait que les prochaines élections fassent grimper son groupe de 50 à environ 75 membres ou plus. Il a cité des renforts attendus en provenance de pays d'Europe centrale dont la Pologne, du Royaume-Uni, d'Allemagne (il a fait observé que le FDP obtient près de 7% dans les derniers sondages) et d'Italie. A un journaliste qui lui demandait s'il avait des assurances sur la participation des Italiens au groupe libéral, M. Watson a répondu, alors que la question fait encore débat en Italie, que les membres de la liste unitaire proposée par Romano Prodi ont déjà exclu de rejoindre le PPE ou le PSE (voir autre nouvelle plus loin). Ils ont retenu deux possibilités: former un nouveau groupe pro-européen ou rejoindre le groupe libéral, a indiqué M. Watson en se déclarant confiant qu'ils choisiront de rester chez les libéraux (Rappelons que trois membres italiens du groupe sont issus de « I Democratici », et les autres des Socialisti democratici italiani (Italia dei Valori, Partito repubblicano italiano).