Bruxelles, 14/11/2003 (Agence Europe) - Des représentants d'organisations européennes du syndrome post polio (SPP) ont expliqué le 12 novembre, au siège du PE à Bruxelles, les difficultés liées aux conséquences de la poliomyélite contractée dans leur enfance. Actuellement, cette maladie a été éradiquée dans presque tous les pays du monde mais sévit encore en Afrique. Au cours d'une conférence de presse organisée par le groupe des Verts/ALE, les représentants des organisations européennes de patients atteints de ce syndrome ont plaidé en faveur d'une approche européenne de leurs problèmes, appelant la future Présidence irlandaise (qui a placé ce sujet dans les priorités de son agenda) à s'engager dans une campagne d'information de grande envergure dans toute l'Europe.
Le député européen vert belge Bart Staes a estimé que pour aider les patients SPP, il faudrait créer un réseau européen pour le syndrome de la post polio. Au nom des organisations européennes de SPP, le vert belge Johan Byttebier a demandé que soit établie, en Europe, une Polio Task Force, à l'image de celle qui existe aux Etats-Unis, et que l'on puisse bénéficier de vaccins adéquats dans les pays africains, où la maladie est toujours véhiculée. La Française Anita Molines a expliqué les problèmes des patients SPP qui, atteints au cours de leur enfance et ayant vécu longtemps dans des centres hospitaliers, n'ont pas eu ensuite de réel suivi médical. "Il faut informer les malades mais aussi les jeunes médecins", a-t-elle indiqué en précisant que cette maladie n'est plus enseignée actuellement en Faculté. Selon elle, les malades atteints de la polio ne sont pas écoutés par le corps médical qui les soignent souvent pour d'autres causes, comme la dépression. Le Britannique Peter Jay a rappelé que 250.000 citoyens souffrent du syndrome post-polio (SPP) en Europe.