Bruxelles, 09/09/2003 (Agence Europe) - La rencontre, lundi soir, entre le Commissaire à la concurrence Mario Monti et le ministre français de l'Economie Francis Mer à propos de l'aide envisagée par l'Etat français au groupe Alstom n'aura finalement apporté aucun résultat concret et les discussions se poursuivront à une cadence accélérée durant les jours prochains. Le ministre français tente actuellement de convaincre la Commission européenne de l'urgence d'une intervention étatique dans le groupe industriel et veut faire passer l'augmentation de capital prévue comme une aide au sauvetage qui ne nécessite pas de cessions d'actifs. De son côté, Mario Monti insiste sur la nécessité d'attendre le feu vert européen avant toute intervention qu'il considère, d'autre part, comme une aide à la restructuration. A l'issue de la réunion, le porte-parole Tilman Lueder a indiqué qu'il y avait eu beaucoup de « bonne volonté » de part et d'autre. La Commission reste toutefois intransigeante sur la nature de l'aide envisagée, et continue d'exiger que l'Etat français requalifie son intervention. L'enjeu est d'arriver à un compromis consistant en une transformation des mesures permanentes (comme l'entrée dans le capital ou un prêt à long terme) en une série de mesures transitoires (prêt à court terme) qui ont l'avantage de pouvoir être autorisées plus rapidement. « Si nous ne parvenons pas à nous mettre d'accord sur des mesures temporaires (…) la Commission prendra des mesures pour faire en sorte que plus aucune aide ne puisse être versée », a averti le porte-parole. Le problème est de taille car la France a déjà versé une première tranche de 300 millions d'euros sans attendre l'autorisation préalable et veut obtenir un feu vert rapide pour un second versement de 300 millions d'euros le 27 septembre prochain.