Bruxelles, 29/07/2003 (Agence Europe) - L'Union européenne et l'OTAN ont publié mardi un document sur leur "approche concertée" pour la sécurité et la stabilité dans la région des Balkans. Ce document se concentre sur les domaines dans lesquels l'UE et l'OTAN devraient poursuivre - et renforcer - leur coopération en continuant notamment à tenir leurs réunions régulières à tous les niveaux et à échanger leurs informations, en particulier pour les questions de sécurité. Il estime également que les visites dans la région de Javier Solana, Haut représentant de l'UE pour la PESC, et de Lord Robertson, Secrétaire général de l'OTAN, devraient, dans la mesure du possible, se faire de manière concertée et qu'il faudrait envisager des déclarations conjointes des deux hommes sur les derniers développements dans la région.
L'UE et l'OTAN partagent la même "vision du futur": la stabilité des Balkans fondée sur des structures gouvernementales démocratiques et efficaces, ainsi que des économies de marché viables leur permettant de se rapprocher des structures européennes et atlantiques. Jusqu'à présent, l'action de la communauté internationale a permis de mettre fin aux conflits et de mettre en place des gouvernements démocratiques. Cependant, ces pays sont toujours en proie à des tensions interethniques ainsi qu'au crime organisé et à la corruption. De plus, leurs économies demeurent vacillantes. "Il y a encore beaucoup à faire avant que les pays de la région puissent réaliser leur ambition d'adhérer à l'UE et à l'OTAN", constatent les deux organisations.
L'UE et l'OTAN insistent, une fois de plus, pour une coopération totale des pays des Balkans avec le Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), ainsi que pour une coopération régionale. Les deux organisations aideront les pays avec leurs instruments respectifs: l'OTAN via son Partenariat pour la paix (PPP), son Plan d'action pour l'adhésion et son aide aux réformes en matière de défense, et l'UE via son processus d'association et de stabilisation (PAS) et sa politique européenne de défense et de sécurité (PESD). Leur coopération se concentrera sur: - la prévention des conflits et de gestion de crise (une présence militaire reste indispensable pour la gestion de crise et le retour des réfugiés et des personnes déplacées surtout au Kosovo, indique le document) ; - les réformes des secteurs de la défense et la sécurité ; - le renforcement de l'Etat de droit (surtout pour lutter contre le crime organisé, la corruption, l'immigration illégale et le trafic d'êtres humains, et créer une police efficace et un système judiciaire indépendant) ; - la lutte contre le terrorisme via le développement d'une législation appropriée et des capacités policières adéquates ; - la gestion et la sécurité des frontières ; - le contrôle des armes.