Bruxelles, 22/07/2003 (Agence Europe) - Face au calendrier prévu par la Présidence italienne avec l'ouverture de la Conférence intergouvernementale, le 4 octobre à Rome, et sa clôture en décembre prochain, plusieurs Etats membres et pays en voie d'adhésion ont réclamé, lundi lors d'un débat du Conseil Affaires générales, l'intervention d'experts dans la préparation du texte final. Ils ont aussi mis en garde contre toute précipitation. La ministre autrichienne des Affaires étrangères, Benita Ferrero-Waldner a parlé de réunions d'experts et de réunions multilatérales et son homologue finlandais Erkki Tuomioja a souhaité que l'on fasse appel à des experts juridiques. Les ministres lituanien, estonien et tchèque ont abondé dans le même sens. Ces interventions ont provoqué une réaction assez vive du représentant permanent allemand Wilhelm Schonfelder qui a dit que « si on veut vraiment se lancer dans la voie des groupes préparatoires, on va droit vers Nice ».
La Suède a aussi estimé que la convocation de la CIG est trop précipitée dans la mesure où le parlement suédois doit discuter du projet de traité constitutionnel et donner un mandat de négociation à son gouvernement avant l'ouverture de la CIG.