Bruxelles,18/07/2003 (Agence Europe) - Dans le cadre de la Présidence italienne de l'UE, une conférence européenne sur la discrimination se tient ces lundi 21 et mardi 22 juillet à Milan sur le thème "Combattre la discrimination: de la théorie à la pratique". Le ministre italien des Affaires sociales Robert Maroni présidera cette conférence à laquelle participera la Commissaire Anna Diamantopoulou, ainsi que des représentants des gouvernements, du monde académique, des experts, des autorités locales et régionales, d'ONGs et des partenaires sociaux.
La conférence de Milan se situe dans le contexte de la stratégie de l'UE contre la discrimination fondée sur la race, l'origine ethnique, la religion ou les convictions, l'handicap, l'âge et l'orientation sexuelle. Elle traitera en particulier de la discrimination sur le lieu de travail, de l'accès aux services publics et des problèmes des immigrés de deuxième génération. Elle sera également l'occasion de procéder à une analyse comparative, au niveau européen, sur la mise en oeuvre des dispositions juridiques et des bonnes pratiques en matière de lutte contre toute forme de discrimination. Les travaux sont répartis en trois ateliers portant sur les thèmes suivants: 1) combattre la discrimination dans les lieux de travail - le rôle des partenaires sociaux; 2) minorités ethniques et immigrés - accès à l'instruction, à la formation et à l'emploi de la deuxième génération; 3) la dimension locale - accès aux services publics.
Dans son allocution d'ouverture à la conférence, Anna Diamantopoulou saisira l'occasion de lancer "un message clair aux Etats membres pour qu'ils transposent immédiatement la directive relative à l'égalité raciale dans leur législation nationale". La Commissaire exprimera sa consternation quant au fait que la Commission n'a reçu, à ce jour des Etats membres, aucune notification de transposition complète de cette directive dans les législations nationales. Or, la date limite de cette transposition est le 19 juillet 2003. En effet, la directive interdisant la discrimination raciale sur le lieu du travail et ailleurs a été adoptée à l'unanimité par le Conseil des ministres des Affaires sociales de l'UE le 6 juin 2000 à Luxembourg. A compter de la date d'entrée en vigueur de la directive, les Etats membres disposaient de trois ans pour prendre les mesures nécessaires afin de la mettre en oeuvre. Ce qui est loin d'être le cas, constate la Commissaire. Rappelons que les dix futurs nouveaux Etats membres doivent également transposer la directive dans leur législation nationale avant leur adhésion à l'UE le 1er mai 2004.
Pour mémoire, la directive sur l'égalité raciale interdit toute discrimination fondée sur l'origine raciale ou ethnique. Elle couvre de nombreux secteurs dans les domaines de l'emploi et de la formation, de l'éducation, de la protection sociale (y compris la sécurité sociale et les soins de santé), des avantages sociaux ainsi que de la fourniture de biens et services et de l'accès à ceux-ci, y compris le logement. Elle exige également des Etats membres qui ne l'ont pas encore fait, d'instituer des organismes de promotion de l'égalité de traitement qui fourniront une assistance indépendante aux victimes des discriminations.