- Europe: le cabinet d'audit Ernst & Young révèle dans une étude publiée par le quotidien Le Monde que l'Europe a enregistré en 2002 un recul global de 4% du nombre d'implantations internationales sur son territoire, soit 79 projets de moins qu'en 2001. Les entreprises américaines ont été particulièrement frileuses en réduisant de15,6% leurs investissements. Le Royaume-Uni et la France, malgré un recul de 5% chacun, restent les deux pays européens qui ont attiré le plus d'investisseurs étrangers en 2002, en fonction des filiales que les multinationales ont choisi de créer sur leur sol. Ainsi, sur les 1895 implantations étrangères recensées en 2002, le Royaume-Uni comptabilise 369 nouveaux sites (correspondant à une part de marché de 19,5%) contre 253 pour la France (13,4% de parts de marché). L'Allemagne (154 sites ; 8,1%) et l'Espagne (122 sites ; 6,4%), qui reculent de 10,5% et de 15% respectivement, suivent aux troisième et quatrième places suivis de près, désormais, par plusieurs pays d'Europe centrale qui font une entrée en force. Le nombre d'implantations étrangères a en effet augmenté, en 2002, de 18% en Hongrie (100 nouvelles implantations ; 5,3% de parts de marché), de 10% en République tchèque (98 sites ; 5,2%), de 22% en Pologne (60 sites ; 3,2%), de 12% en Russie (85 sites ; 4,5%). La Roumanie fait pour sa part une percée importante avec 27,5% de nouvelles implantations de plus que l'an précédent (51 sites ; 2,7%), et est désormais à égalité avec l'Irlande qui a chuté pour sa part de 16%. L'Italie réalise un très mauvais score avec un recul de 44% de ses implantations étrangères, et ne compte désormais qu'une part de marché de 1,5% (29 implantations). Ernst & Young, qui a sondé 200 dirigeants internationaux, note encore que, à 44%, ces décideurs économiques plébiscitent les pays d'Europe centrale pour l'implantation d'une future unité de production. Cette région est en effet attrayante car elle est proche géographiquement des marchés finaux européens alors que le coût de sa main d'oeuvre qualifiée y est de trois à quatre fois inférieur.