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Bulletin Quotidien Europe N° 8496
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/presidence italienne

Silvio Berlusconi proposera d'associer "de manière permanente" le Parlement aux travaux de la CIG - La Sicile prête à accueillir une conférence de paix pour le Proche-Orient- Pour une véritable banque méditerranéenne - Incident entre M. Berlusconi et M. Schulz

Strasbourg, 02/07/2003 (Agence Europe) - L'Italie, comme pays fondateur, a "une longue expérience de fidélité à la lettre et à l'esprit" des traités européens, et elle entend mener sa présidence du Conseil de l'Union, "dans cette phase constituante, en s'accrochant solidement aux leçons du passé pour construire l'avenir", a assuré le nouveau Président du Conseil européen Silvio Berlusconi en présentant le 2 juillet le programme de la Présidence italienne au Parlement européen. L'arrivée du Premier ministre italien dans l'hémicycle a été accueillie par une quinzaine de Verts avec un déploiement d' affiches arborant, en plusieurs langues, la phrase "Tous égaux devant la loi", pour protester contre la toute récente loi qui lui assure l'immunité. La situation s'est vite calmée après une intervention du Président Cox, et M.Berlusconi a pu poursuivre son discours, lyrique dans son introduction ("une grande Europe a besoin de grandes institutions", "l'Europe peut se soigner du syndrome d'Hamlet" et décider d'être présente avec autorité sur la scène internationale, "l'Europe est très, très grande pour la manière de laquelle elle a su concrètement surmonter les crises"), et avec des références appuyées (quatre fois) à "l'art de la médiation".

Je n'ignore pas que, sur la future Constitution, les positions sont "encore différenciées", a reconnu M.Berlusconi, qui a assuré qu'il fera tous les efforts possibles pour parvenir, à la CIG, à une convergence et à un "accord courageux, mais pas téméraire, sur l'architecture institutionnelle, la majorité qualifiée, l'espace judiciaire européen et la politique étrangère commune". Cependant, a-t-il averti, la CIG ne devra pas se lancer dans un "réexamen complet" du texte qui est sur la table. La Conférence intergouvernementale se déroulera "au niveau politique, pour éviter que l'élan de la Convention ne s'enlise" dans des pourparlers technico-diplomatiques, a confirmé M.Berlusconi, qui a annoncé des travaux à un "rythme serré", afin que la Constitution soit signée entre le 1er mai 2004 et les élections européennes de juin 2004, de sorte que les électeurs aillent voter en connaissant les "traits de la future Union". M.Berlusconi s'est dit heureux de la perspective de la signature de la Constitution à Rome, signe de "continuité historique". Et, applaudi par les députés, il a annoncé: "je demanderai au Conseil européen d'associer de manière permanente le Président du Parlement au travail des chefs de gouvernement, et au Conseil des ministres d'associer de manière permanente les représentants du Parlement européen".

Dans un discours d'environ une demi-heure, M.Berlusconi a annoncé en particulier son intention de "jeter les bases d'une action législative contre les discriminations" afin de donner aux 38 millions de personnes handicapées en Europe ("l'Europe plus fragile, silencieuse") "un avenir d'espoir". Et il a ainsi esquissé ses autres priorités:

(1) économie. Il a évoqué en particulier: - la relance des grands réseaux de transports, en indiquant que la présidence discutait avec la BEI des questions de financement (voir p.16), ainsi que de la recherche et de la technologie. Nous devons concilier la nécessaire rigueur budgétaire avec "davantage de stimulation à la croissance", a-t-il commenté, applaudi là aussi; - l'adaptation des systèmes de retraites à la réalité du vieillissement de la population européenne; - la modernisation du marché du travail et l'encouragement à l'esprit d'entreprise.

(2) relations avec les pays candidats et les pays voisins: - il a annoncé, d'ici décembre, une feuille de route pour le chemin de la Bulgarie et de la Roumanie vers l'adhésion, et un soutien actif aux réformes en Turquie; - il s'est attardé sur les Balkans, en saluant la stratégie lancée à Thessalonique, et en espérant que le sang versé dans "la dernière grande guerre civile européenne" dans la région soit le dernier "sang européen versé sur la terre européenne"; - il a affirmé que "nous devons consolider de manière particulière la relation avec la Russie, par un dialogue de plus en plus serré et des mesures concrètes" répondant à la volonté de ce pays d'appartenir "au tissu politique, économique, social et culturel de l'Occident"; - il a insisté sur le dialogue euroméditerranéen et avec le monde islamique en soulignant que le développement du sud de la Méditerranée est "essentiel" pour l'équilibre et la stabilité de la région et au-delà, et en annonçant la création d 'une Fondation pour le dialogue entre les cultures, la création pendant ce semestre d'une Assemblée parlementaire euroméditerranéenne (voir EUROPE du 1er juillet, p.12), et la transformation de la facilité financière pour la Méditerranée en une "véritable banque".

(3) relation transatlantique. M.Berlusconi a répété qu'il n'y a pas de contradiction entre"un fort engagement européen et une aussi forte solidarité transatlantique", en avertissant: si nous voulons donner à cette relation "de l'épaisseur et du dynamisme", et si nous voulons qu'elle soit "solide et équilibrée", ceci exige un ferme engagement européen en matière de défense, "en cohérence avec le cadre de l'OTAN". M.Berlusconi a identifié parmi les "terrains concrets" où pourra se développer cette coopération transatlantique: la lutte contre le terrorisme, le soutien à la démocratie, la reconstruction de l'Irak et le processus de paix au Proche-Orient , en rappelant que l'Italie " a offert la Sicile" (Erice: NdlR) pour accueillir une conférence de paix.

(4) lutte contre la criminalité organisée transfrontalière et immigration illégale. Ceci exige des "ressources appropriées", a-t-il admis, en insistant en particulier sur la coopération avec les pays d'origine et de transit, notamment des Balkans et de la Méditerranée, et en assurant que cette lutte ira de pair avec une "volonté d'intégration" des immigrés légaux.

Après avoir brièvement évoqué les relations avec l'Amérique latine et l'Afrique, Silvio Berlusconi a conclu, à nouveau lyrique: "l'Europe d'aujourd'hui n'est plus ce léger cerf-volant capable d'intercepter les vents de l'histoire, de l'époque du Traité de Rome, mais mon aspiration est qu'on réussisse à restituer à ce géant quelque chose de la légèreté et de l'élan originaires".

Romano Prodi: il faut pouvoir réviser la Constitution à la majorité renforcée

"Ne sous-estimons pas l'irruption du mot "constitution" dans notre vie", s'est exclamé pour sa part Romano Prodi, et, en rappelant qu'en septembre prochain, la Commission présentera son avis sur la convocation de la CIG, il a confirmé "nous remettrons sur la table les questions clés qui n'ont pas été réglées" par la Convention, et notamment une plus grande extension de la majorité qualifiée, et, surtout, la méthode de révision de la Constitution. Nous devons pouvoir réviser la Constitution à la majorité renforcée, a plaidé le Président de la Commission européenne, car "à l'unanimité, on ne réforme rien". La Commission a la volonté politique, et "aussi l'enthousiasme pour insister avec force et jusqu'au bout" sur ces améliorations, a-t-il assuré.

Romano Prodi a évoqué aussi la relation transatlantique, en estimant que le Sommet du 25 juin à Washington (l'un des "plus denses des dernières années") a démontré la "ferme volonté de recréer un climat de collaboration et de solidarité", ce qui n'empêche pas les différences "dans la manière de voir certaines questions". Et il a cité les questions commerciales, en affirmant que là, l'Europe parle d'une seule voix, car elle a la compétence pour le faire, alors qu'elle ne peut pas le faire lorsque les compétences sont "fragmentées".

Nous nous trouvons dans un "véritable processus de refondation européenne, pas seulement institutionnelle, mais aussi politique et économique", a conclu M.Prodi, en estimant que "l'Europe est la seule voie possible, sans elle, nos patries seraient marginalisées". Et, en rappelant de "grands" hommes politiques italiens comme Altiero Spinelli et Emilio Colombo, le Président de la Commission européenne a dit vouloir compter sur une présidence qui poursuivra sur le même chemin, sans hésitation.

Les groupes politiques soutiennent la Présidence, mais avec vigilance

Si la Présidence italienne réussit, ce sera un succès pour l'Europe: tous les groupes politiques concordent dans cette constatation, même si des nuances apparaissent dans leur jugement sur ce programme et, surtout, sur la manière dont cette présidence sera menée. Le groupe PPE/DE, a affirmé Hans-Gert Pöttering, accompagnera de façon critique, mais aussi objective et juste, les travaux des prochains six mois, en insistant sur le fait qu'une Union forte n'est pas en contradiction avec l'attachement à la patrie. D'accord sur le lancement de grands projets d'infrastructure, l'élu de la CDU conditionne leur réalisation au respect de la stabilité. Mais la grande affaire de la Présidence italienne est évidemment l'aboutissement des travaux de la Convention: pratiquement, tous les parlementaires l'ont rappelé. Nous vous jugerons sans sectarisme, sur la base des résultats, a enchaîné le président du groupe socialiste, Enrique Baron, en souhaitant à l'Italie qu'elle puisse faire « bella figura ». Aujourd'hui, vous avez tenu un discours « à la Ciampi » (quand Ciampi parle, nous nous sentons tranquilles, quand Berlusconi parle - en évoquant, par exemple, l'adhésion de la Russie ou d'Israël à l'Union - nous sommes préoccupés), a commenté M.Baron.Vous succédez à une excellente Présidence grecque, et nous espérons que vous respecterez la dignité de votre fonction et la vocation européenne traditionnelle de votre pays, a averti le président du groupe libéral, Graham Watson. Le libéral démocrate britannique se félicite de l'orientation « keynesienne » de la politique économique de Silvio Berlusconi, mais rappelle que les dépenses doivent être compatibles avec le Pacte de stabilité. Nous prouvons une tendresse particulière pour l'Italie, pour sa créativité, pour sa capacité de mobilisation pour les grands thèmes sociaux, mais nous ne retrouvons pas cette Italie « belle et rebelle » dans les orientations de l'équipe dirigeante à Rome, constate Francis Wurtz, président du groupe de la Gauche unitaire/Gauche verte nordique. M.Wurtz, qui s'insurge contre les « vociférations barbares » d'un membre du gouvernement (Umberto Bossi) sur l'immigration et l'asile, dit oui aux projets d'infrastructure si les besoins existent, mais pas à des projets pharaoniques. Monica Frassoni, co-présidente du groupe des Verts/ALE, se demande: faut-il dépenser 6 milliards d'euros pour un pont liant Messine à la terre ferme, pour faire gagner une demi-heure aux voyageurs si, en même temps, tous les Siciliens ne disposent pas d'eau potable? Mme Frassoni est préoccupée par la politique du gouvernement Berlusconi sur l'environnement et elle lui demande, puisqu'il a de si bons rapports avec le président Bush, d'en faire profiter l'Union. De même, ne peut-il pas se servir de son amitié avec Poutine pour soulever la question de la Tchétchénie et pour le convaincre de ratifier le protocole de Kyoto ? Pour le groupe Union pour une Europe des nations, Cristiana Muscardini (Alleanza nazionale) a appuyé le programme de la présidence, en insistant sur la dimension sociale, la nécessité de donner à tous le droit de vivre dans la dignité, une lutte efficace contre le trafic des êtres humains et la pédophilie, ainsi qu'un effort pour garantir qu'Internet puisse être utilisé sans risque, notamment par les jeunes. Pour le groupe Europe des démocraties et des différences, Jens-Peter Bonde a défendu comme de coutume les droits des citoyens, qui, insiste-t-il, doivent être clairement informés sur le contenu de la future Constitution. Les élus de Forza Italia sont généralement en syntonie avec leur président, notamment Guido Podestà, Renato Brunetta, Francesco Fiori (qui insiste pour un effort plus consistant pour la solidarité et la cohésion sociale).Certains redemandent que la Constitution contienne une référence explicite aux racines judéo-chrétiennes de l'Union, comme Antonio Tajani et Mario Mauro, dans une intervention (c'est lui-même qui le dit...) « obtuse mais claire, dans le style Dieu, patrie et famille ». Jas Gawronski, ancien porte-parole du premier gouvernement Berlusconi, a défendu Silvio Berlusconi contre les critiques, notamment concernant le « conflit d'intérêts », que le « cavaliere » est en train d'essayer de résoudre, a-t-il précisé

Inquiétude de nombreux députés, notamment italiens

Après les voeux, les critiques, exprimées dans le calme et sans débordements verbaux. Les relations transatlantiques telles que les voit M.Berlusconi, ce n'est ni le choix des Européens ni celui des institutions, a protesté le souverainiste français William Abitbol, en rappelant les positions de Chris Patten, "qui n'est sûrement pas un dangereux gauchiste". Nous ne voulons pas devenir la succursale de l'empire américain, dit-il Le social-démocrate autrichien Hannes Swoboda demande que les intérêts particuliers ne prennent pas le dessus sur l'intérêt général, en s'interrogeant notamment sur les grands réseaux: la présidence essaiera-t-elle de faire financer à l'Union des projets pour lesquels elle ne trouve pas de financement italien?

Parmi les Italiens, Pasqualina Napoletano (DS) regrette la "froideur" du programme sur l'espace de justice et liberté et estime que les investissements publics ne doivent pas se limiter aux grands réseaux, mais couvrir la formation, la recherche, l'environnement. Le radical Marco Pannella invite la présidence à faire inscrire le moratoire sur la peine de mort à l'ordre du jour de l'Assemblée générale de l'ONU ( et M.Berlusconi a répondu qu'il le fera). Francesco Rutelli (I Democratici) explique que c'est l'Europe qui demande une solution au problème du conflit d'intérêts et de la concentration médiatique, et pas simplement l'opposition italienne. Fausto Bertinotti (Rifondazione comunista) avoue: notre aversion contre la politique de ce gouvernement est radicale. Et il cite son attitude sur l'immigration, la primauté des Etats-Unis, le rôle du marché. L'ex-juge Antonio Di Pietro (Italia dei valori) dit son "embarras" face aux sarcasmes contre le gouvernement de son pays, et sa crainte que le "virus" du conflit d'intérêts puisse contaminer l'Europe. Mais heureusement les institutions existent, et ceux qui y siègent ne sont pas seulement les amis de M.Berlusconi. La lecture des jugements "féroces" sur Silvio Berlusconi est triste pour un Italien, reconnaît Armando Cossutta (Partito del comunismo italiano), car ces critiques sont vraies. Berlusconi est, remarque-t-il amèrement," la pire droite européenne (...). J'espère qu'on arrivera au moins à limiter les dégâts".C'est grâce à Nicole Fontaine que nous entendons aujourd'hui M.Berlusconi présenter le programme de la Présidence italienne, a commenté enfin Martin Schulz (SPD), car elle a laissé traîner sa levée d'immunité par la justice espagnole (alors qu'elle était présidente du PE: NDLR).

CIG: d'ici la mi-octobre, la Présidence aura des contacts avec les chefs de gouvernement
et les ministres des Affaires étrangères - M.Berlusconi, comme Premier ministre,
toujours favorable à l'adhésion de la Russie et d'Israël

Dans ses réponses, M.Berlusconi, qui était flanqué d'un Gianfranco Fini à la mine grave, a indiqué que la présidence, d'ici « environ le 15 octobre », date d'ouverture de la CIG, aura des contacts avec les chefs d'Etat et de gouvernement pour arriver à l'ouverture de la Conférence intergouvernementale « déjà avec des hypothèses de solutions pouvant mettre tout le monde d'accord ». Par ailleurs, il a confirmé que « la vision du Président du Conseil italien » continue d'être que « la grande Europe de l'avenir devrait comprendre aussi » Russie, Israël, Ukraine , Moldova et Bélarus, tout en ajoutant: comme Président du Conseil européen, je dois tenir compte de « l'avis qui prévaut » (le rejet d'un tel élargissement).

Insulte à Martin Schulz de la part de Silvio Berlusconi (qui affirme avoir fait de l'ironie)

Le ton de M.Berlusconi a changé dès qu'il a commencé à répondre aux critiques. Avec un sourire de plus en plus crispé, et en suscitant d'abord une certaine l'hilarité incrédule sur les bancs des députés, il s'en est pris à ceux qui donnent de l'Italie une image « caricaturale », en leur conseillant: venez voir notre soleil, nos beautés, nos 100.000 monuments et églises, nos 2500 sites archéologiques, nos 40 000 maisons « historiques », au lieu de fonder votre jugement sur nos « journaux d'extrême-gauche ». Sur le « conflit d'intérêts », il a renchéri: « le soleil de l'Italie vous manque: jamais, jamais, jamais n'avez-vous allumé une de mes télévisions (…). Vous êtes des touristes de la démocratie ! » . Mais le pire était à venir. En apostrophant Martin Schulz, Silvio Berlusconi a dit: « Un metteur en scène italien prépare un film sur les camps de concentration, je lui suggérerai de vous confier le rôle de 'kapo' ». Là, l'hilarité était finie. M.Baron a demandé que M.Berlusconi retire ses propos, et M.Schulz a sobrement observé qu'il était difficilement acceptable qu'un Président du Conseil européen réagisse aux critiques en de tels termes. Ses collègues se sont levés, en l'applaudissant en signe de solidarité. Non, je ne retire rien, a hurlé M.Berlusconi et, tout en gesticulant, il a reproché à M.Schulz de l'avoir offensé « en gesticulant ».¨ »J'ai parlé avec ironie, mais lui, il a parlé avec méchanceté »¸ s'est-il plaint. Le président Cox, visiblement accablé, a regretté « l'offense faite à notre respecté collègue » et il a demandé que l'expression de ce regret soit inscrite au procès-verbal.

M.Prodi: la Commission continuera de jouer son rôle de garant

Romano Prodi, le visage sombre, s'est levé pour répondre sur la substance, applaudi par les députés encore avant qu'il ne prenne la parole. En notant que le débat avait montré l'ampleur des tâches à accomplir et « les difficultés » de ce semestre, il a assuré que la Commission continuera de garantir la continuité, en encourageant la Présidence italienne à « marcher dans la même direction ». Il a insisté en particulier sur le développement soutenable, en s'exclamant: « nous ne pouvons pas, dans cette phase historique, jeter le dialogue social à la mer ». Et il a réaffirmé la nécessité de combattre les « nouveaux marchands d'esclaves », tout en avertissant, encore une fois: « nous ne devons pas réguler les flux de migrants par la violence ».

Dans ces conditions, il n'était pas étonnant que pratiquement toutes les questions au cours de la brève conférence de presse qui a suivi aient porté sur les propos concernant M.Schulz. M.Berlusconi n'a pas bougé d'un pouce, en affirmant qu'il s'agissait d'une "boutade" et qu'il ne retirait rien: M.Schulz serait parfait pour ce rôle, je vais le suggérer au casting, a-t-il persisté devant une audience incrédule. Cet après-midi, le Kanzleramt a convoqué l'ambassadeur italien à Berlin.

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