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Bulletin Quotidien Europe N° 8470
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/peche

Le problème de l'accès à l'Irish Box reste entier

Bruxelles, 26/05/2003 (Agence Europe) - Le compromis présenté lundi par la Présidence grecque en accord avec la Commission, pour régler le problème de l'Irish Box, a été critiqué par les deux Etats membres principalement concernés et dont les intérêts dans le dossier sont divergents, à savoir l'Espagne et l'Irlande (EUROPE du 24 mai, p.8). Le ministre espagnol Miguel Arias Canete a jugé "discriminatoire" le système de gestion des capacités de pêche proposé par la présidence qui prend en compte une période de référence (1998-2002) durant laquelle son pays était soumis aux restrictions de l'Irish Box. Il a estimé aussi que la mise en place d'une zone biologique sensible pour protéger le merlu juvénile (dans la partie Sud et Ouest de l'Irlande couvrant un quart de l'actuelle Irish Box) serait très préjudiciable pour l'Espagne. Par contre, il a indiqué que l'Espagne "pourrait accepter" le cadeau de la présidence sur la réduction de 200 à 50 milles de la zone de restriction pour la pêche au thon dans les eaux des régions ultrapériphérique, en l'occurrence à Madère et aux Açores. Une suggestion qui a été rejetée par le Portugal. Tout en estimant que le compromis constituait "un pas dans la bonne direction", le ministre irlandais de la Pêche, Dermot Ahern, a estimé que l'approche proposée, "que je dois rejeter à moins d'y apporter des modifications substantielles", ne permet pas de mettre en place un régime efficace qui mettrait fin à l'augmentation de l'effort de pêche et qui maintiendrait les équilibres actuels dans les zones de pêche concernées et la zone sensible autour de l'Irlande. Par ailleurs, la France (et aussi l'Espagne) s'est opposée à la mise en place de mesures de limitation des capacités de pêche qui viendraient s'ajouter aux mesures de limitation des captures (TAC et quotas). La Présidence et la Commission espèrent trouver un accord sur ce sujet lors du Conseil de juin, mais l'Irlande se montre plutôt pessimiste, surtout depuis que d'autres Etats membres sont intervenus dans le débat, ce qui rend encore plus difficile la recherche d'un compromis.

Le Commissaire Franz Fischler a déclaré lors d'une conférence de presse que la proposition avancée n'était pas "discriminatoire" et que ces idées devraient pouvoir être acceptées par les parties concernées. Il a plaidé pour qu'une solution politique à l'amiable soit trouvée entre les parties: "pour l'instant, les avis du service juridique du Conseil et du service juridique de la Commission sont divergents. Donc, ce débat ne nous permet pas d'aller de l'avant. Si chacun insiste uniquement sur l'avis juridique qui lui donne raison, il y a juste une possibilité de sortir du différend, c'est de recourir à la Cour de justice (une menace toujours brandie par l'Espagne: NDLR) pour lui demander qui a raison…mais ça durera deux ans. Or, nous ne souhaitons pas attendre deux ans", a expliqué M. Fischler.

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