Bruxelles, 26/05/2003 (Agence Europe) - La Conférence des régions périphériques maritimes prône la poursuite après 2006 d'une politique de cohésion qui ne se limite pas aux régions les plus pauvres, en affirmant que l'Objectif 2 est un élément essentiel pour que les régions "puissent relever le défi de la compétitivité". Le bureau politique de la CRPM, réuni les 16 et 17 mai à Thessalonique, a adopté un document qui détaille ses positions. Outre la poursuite de l'Objectif 1 pour les régions dont le PIB est inférieur à 75 % de la moyenne communautaire, la CRPM défend pour les autres régions un Objectif 2, "dont l'intensité financière serait proportionnelle au critère du PIB et à leur niveau de périphéricité".
Selon, son bureau politique, ce nouvel instrument devrait poursuivre cinq priorités: - la société de connaissance (en particulier les infrastructures de communication à haut débit " indispensables pour doter toutes les régions des bases de leur compétitivité"); - la recherche et développement et l'innovation, "qui présentent aujourd'hui les plus fortes disparités territoriales en Europe"; - l'éducation et la formation; l'emploi; - une politique d'accessibilité, pour des modes de transport durable. La CRPM estime que l'éligibilité à ces actions thématiques devrait être notamment fonction de la situation des régions, comme par exemple, éligibilité aux infrastructures pour les régions peu accessibles. Elle prône également une approche territoriale, avec des mesures complémentaires pour les régions "à contraintes permanentes" (îles, montagnes, faible peuplement), les territoires ruraux, les zones dépendant de la pêche et les quartiers urbains en crise. Elle insiste par ailleurs sur le maintien de l'autorisation des aides d'Etat à finalité régionale pour les régions Objectif 1, et des aménagements pour certaines régions Objectif 2: territoires à contraintes structurelles et milieu rural en déclin, avec une couverture transitoire des bassins d'emploi en crise industrielle. La CRPM appelle à plus de simplification, avec un fonds unique de financement pour les deux objectifs, au lieu des quatre fonds structurels actuels.
Par ailleurs, le bureau politique a "exprimé des réserves quant à la version présentée comme finale de la déclaration de Leipzig (...) qui accorde à la dimension urbaine une place susceptible de mettre en péril la cohérence d'action que constitue l'échelon régional". Au cours de cette conférence organisée par le Comité des régions, les associations de villes avaient fait pression - avec succès - pour une plus forte prise en compte du rôle des villes dans la prochaine politique de cohésion (EUROPE du 7 mai p.13).