20/03/2003 (Agence Europe) - Cinq pays auraient été placés sur écoutes téléphoniques au Conseil: la France et l'Allemagne, mais aussi l'Autriche, le Royaume-Uni et l'Espagne (EUROPE d'hier, p.5). L'Italie, évoquée un moment, n'aurait finalement pas été concernée, indique-t-on de source diplomatique. Le ministre grec de la Justice, Philippe Petsalnikos, a déclaré qu'il s'agit là d'une affaire "très complexe", soulignant qu'il "faut savoir qui se cache derrière de tels actes". Le ministre, qui s'exprimait jeudi au cours d'une réunion au Parlement européen, a assuré que "cela ne pose pas de sérieux problèmes mais n'est pas une bonne chose pour la dignité de ceux qui en sont responsables". "Je peux garantir que la Commission n'a rien à voir avec les écoutes au Conseil", a poursuivi le Commissaire Vitorino au cours de la même réunion, en plaisantant: la Commission est "très jalouse" de n'être "pas suffisamment importante pour être mise sur écoute".