Bruxelles, 20/03/2003 (Agence Europe) - Costas Simitis a exprimé jeudi, avant l'ouverture du Sommet de printemps, son « profond chagrin qu'il n'ait pas été possible de trouver une solution pacifique en Irak », en espérant que « les hostilités cesseront très prochainement afin que les pertes soient les moins nombreuses possible, surtout en ce qui concerne la population désarmée ». Et il assure: « La Présidence fera tout ce qui est en son pouvoir, malgré les divergences et les difficultés, afin de parvenir à des positions communes (...) qui permettront à l'Europe d'avoir une voix et d'intervenir dans les développements à venir".
Le Président de la Commission Romano Prodi a exprimé les mêmes voeux, en affirmant que « l'intégrité territoriale de l'Irak doit être préservée », et que « nous devons concentrer tous nos efforts, sous l'égide de l'ONU, pour trouver une solution qui ramène la paix aussi vite que possible ». M. Prodi admet que « ce sont de mauvais moments pour la PESC, pour l'UE dans son ensemble, pour l'autorité de l'ONU, pour l'OTAN, et pour les relations transatlantiques », car « dans la guerre, il n'y a pas de gagnants, il n'y a que des perdants ». La Commission a "travaillé dur avec la présidence pour rechercher une position commune, et continuera à le faire", assure M. Prodi, qui ajoute: "l'Europe peut contribuer efficacement à la paix dans le monde seulement si ses membres se rassemblent au sein de l'Union européenne (...). Ce n'est pas dans notre intérêt que de continuer à compter sur les autres lorsqu'il s'agit de défendre nos valeurs par l'action militaire". Et, comme Chris Patten (voir p.2), le Président Prodi a insisté sur la relance de paix au Proche-Orient, en précisant: il faut assurer une mise en oeuvre rapide des idées de la "feuille de route", et éviter "une discussion prolongée de leur validité par les parties".