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Bulletin Quotidien Europe N° 8425
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/sommet/irak

M.Verhofstadt critique ses partenaires européens pour le "temps perdu" dans la préparation d'une position commune sur l'Irak

Bruxelles, 20/03/2003 (Agence Europe) - Parlant à la presse jeudi à l'issue de la réunion traditionnelle "pré-Sommet" des chefs de gouvernement et dirigeants libéraux, le Premier ministre belge Guy Verhofstadt a annoncé qu'il allait soulever jeudi soir lors du débat du Conseil européen sur l'Irak, la question de savoir pourquoi l'UE a repoussé trop longtemps le dossier irakien au lieu de commencer suffisamment tôt à forger une position commune. "J'avais soulevé la question de l'Irak, et la nécessité de préparer une ligne commune, déjà lors du Conseil européen de Séville en juin 2002. A ce moment-là, la réaction de certains Etats membres était de dire: non, non, il sera de toute manière impossible de trouver une position commune. Je suis convaincu que si nous avions commencé à discuter à ce moment-là du problème, nous aurions pu aboutir à une position commune qui aurait peut-être permis d'éviter la guerre", a-t-il dit. A l'avenir, l'UE doit donc s'attaquer suffisamment tôt aux problèmes internationaux en gestation et commencer immédiatement à développer une politique commune, "au lieu d'attendre deux ou trois mois avant la fin de la partie", a-t-il souligné. « Mais tout n'est pas négatif, et il ne faut surtout pas que le Conseil européen s'enfonce dans un malheureux débat sur la question de savoir qui a eu raison et qui a eu tort ». Au contraire, l'échec de l'UE dans le cas de l'Irak "peut aussi être une chance pour lancer un nouveau débat de fond, afin de créer une véritable PESC et les capacités de base pour une défense européenne", a-t-il estimé en ajoutant: « la défense européenne commune doit devenir un des deux piliers de la future Alliance atlantique ».

Le Sommet libéral a aussi vu le lancement d'une campagne ("Yes to Europe") des Libéraux Démocrates Européens (ELDR) en vue de soutenir le "oui" aux prochains référendums d'adhésion dans les différents pays adhérents. EUROPE y reviendra.

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