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Bulletin Quotidien Europe N° 8349
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/conseil energie

Proposition de directive sur la cogénération

Bruxelles, 27/11/2002 (Agence Europe) - La Commissaire Loyola de Palacio a présenté lundi au Conseil Energie la proposition de directive visant à promouvoir la cogénération à haut rendement dans le marché intérieur de l'électricité, adoptée en juillet par la Commission européenne (voir EUROPE du 18 juillet, p.9). Les délégations, qui ont fait parvenir par écrit à la Présidence, leurs principales recommandations, ont fait part lundi de leurs première impressions, en général assez positives.

La Finlande, l'Autriche, le Royaume-Uni et le Danemark se sont simplement déclarés favorables à la promotion de la cogénération, préferant exprimer leur position par écrit. Le Secrétaire d'Etat espagnol, M. Folgado Blanco, a salué l'idée de la certification (garantie d'origine de l'électricité issue de la cogénération: NDLR ). Cependant, il estime que la directive devrait inclure une évaluation de la cogénération à haut rendement. L'Allemagne est favorable au projet, mais, selon son ministre, M. Clement, "il faut des aides de l'Union pour le secteur de la cogénération". La Grèce est aussi positive sur le projet, mais veut une définition de la cogénération "plus pointue". Pour la Française Mme Fontaine, "la directive ne devrait pas fixer des objectifs chiffrés". En outre, "il n'y a pas de raisons de discriminer les installations en fonction de leur taille", a-t-elle ajouté (la proposition préconise en effet de concentrer les aides publiques sur les petites installations: NDLR). Pour M. Schuwer, Représentant permanent adjoint hollandais, "on pourrait simplifier cette directive qui contient trop d'éléments techniques". Le Portugal a émis ses doutes les plus vifs quant à la possibilité d'une harmonisation en la matière au sein de l'UE. Le Belge Olivier Deleuze aurait voulu "une directive avec des rendements énergétiques plus ambitieux". Le Luxembourgeois Henri Grethen a été le plus catégorique: "cette directive n'aura pas d'effet notable dans notre pays (…). En plus, le nombre de rapports qu'on devra fournir à la Commission va alourdir notre bureaucratie", a-t-il expliqué en concluant "ce projet est absurde".

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