Bruxelles/Genève, 11/10/2002 (Agence Europe) - Comme dans l'affaire des textiles indiens - qui l'avait amenée à revoir laborieusement sa copie -, l'Union européenne est appelée, de Genève, à rectifier les mesures antidumping qu'elle impose à l'importation de produits sidérurgiques originaires du Brésil. Dans un rapport d'arbitrage encore confidentiel, un panel de l'Organisation mondiale du commerce réaffirme, à l'instar d'un jugement antérieur contre les surtaxes européennes à l'importation de textiles indiens, que la méthodologie employée pour calculer les marges de dumping - et déterminer ainsi le niveau des droits antidumping - n'est pas compatible avec les dispositions du Code multilatéral, dans le cas des livraisons d'acier allié des Fonderies Tupy. Les taux qui en résultent sont surévalués parce que l'analyse ne se réfère qu'aux livraisons suspectes au lieu d'intégrer également celles qui ne font pas l'objet de dumping, disent en substance les experts, en s'abstenant toutefois de préciser si les surtaxes doivent être abrogées ou simplement recalculées en conséquence de ce verdict. C'est essentiellement sur ce point que le Brésil a obtenu gain de cause, le panel ayant rejeté pratiquement toutes ses autres doléances. Un manque à gagner de 13 millions de dollars par an est invoqué à Brasilia, où les autorités se tâtent sur l'opportunité de faire appel de ce jugement - qui sera rendu public en décembre, dans l'espoir d'obtenir que l'Union soit pressée de renoncer à cette mesure.