Bruxelles, 13/09/2002 (Agence Europe) - De retour de Birmanie, la Troïka menée par Carsten Nilaus Pedersen, directeur régional au ministère danois des Affaires étrangères, va maintenant informer les Etats membres des résultats de ses entretiens. Faute d'avoir pu rencontrer le Lieutenant général Khin Nyunt, l'un des personnages clés du triumvirat qui compose la junte au pouvoir, officiellement «empêché» par les intempéries, les Européens ont fait valoir les attentes de l'Union et sondé d'autres représentants du gouvernement, de leurs opposants et des minorités ethniques du pays. Ils ont surtout insisté sur la nécessité de passer à la phase substantielle des pourparlers qui sont pour l'instant au point mort, de libérer «immédiatement» tous les prisonniers politiques et de lever sans délai les restrictions sur la liberté d'expression, d'association et de rassemblement. Et, tout en reconnaissant les quelques avancées enregistrées, y compris la libération du Prix Nobel de la Paix Daw Aung San Suu Kyi, ils ont fait savoir que les préoccupations de l'Union restent entières pour ce qui est de la situation des droits de l'homme dans les régions peuplées par des minorités ethniques, de la persistance du travail forcé (en dépit de l'établissement d'un bureau de liaison de l'Organisation Internationale du Travail) et de la culture du pavot qui est « énorme » et fait de la Birmanie l'un des principaux producteurs d'opium au monde. Autant dire que le réexamen de la position commune de l'UE pourrait bien accoucher d'une souris, à la fin octobre.