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Bulletin Quotidien Europe N° 8297
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/turquie

Selon M. Yilmaz, si à Copenhague on n'indique pas de date pour l'ouverture des négociations, on risque une crise comme celle de fin 1997

Bruxelles, 13/09/2002 (Agence Europe) - Lors d'une conférence de presse en marge de la Convention européenne dont il est observateur, le vice-premier ministre turc Mesut Yilmaz a souligné que la Turquie doit tout faire pour mettre en œuvre les réformes adoptées en août dernier afin de répondre à l'attente de l'UE en ce qui concerne le respect des critères de Copenhague. Il a déploré que le parti nationaliste MHP bloque l'application des nouvelles législations concernant l'usage d'autres langues que le turc dans l'audiovisuel et la reconnaissance du droit d'accès à la propriété pour les fondations et associations non musulmanes. Dans l'esprit de M. Yilmaz, l'UE ne pourra plus retarder la fixation d'une date pour l'ouverture des négociations si les réformes sont effectivement mises en œuvre. Il a estimé que, dans ce cas, l'absence de la fixation de cette date lors du Conseil européen de Copenhague ouvrirait une crise identique à celle qui avait suivi le Sommet de Luxembourg en 1997. M. Yilmaz a aussi plaidé une nouvelle fois pour le report des élections (prévues le 3 novembre prochain) au 15 décembre afin d'éviter que le résultat de ces élections ne pèse sur la décision des chefs d'Etat et de gouvernement des Quinze, mais aussi pour qu'elles puissent servir en quelque sorte de test pour l'adhésion à l'UE qui en deviendrait le thème principal. Il ne dispose cependant pas encore du soutien nécessaire au sein de la Grande Assemblée nationale pour modifier la date des élections.

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