Bruxelles/Séoul, 27/08/2002 (Agence Europe) - Après deux jours de pourparlers techniques qui se sont soldés par un énième non lieu, mardi à Séoul, l'Union et la Corée du Sud sont convenues de faire une dernière tentative pour mettre fin à leur différend sur les chantiers navals, lors d'une session de plus haut niveau programmée pour la mi-septembre à Bruxelles. Soit à peine deux semaines avant l'échéance que se sont fixée les Quinze pour demander un arbitrage de Genève sur les pratiques commerciales des constructeurs coréens. "Durant les consultations, les deux parties n'ont pas été en mesure de rapprocher leurs positions", résume la délégation européenne à Séoul dans un communiqué publié mardi. Leurs interlocuteurs coréens font valoir qu'il leur est impossible d'accepter de majorer les prix de leurs bateaux, parfois de 20% comme le réclame l'UE, alors que le marché mondial est en plein ralentissement. "Je doute que l'Union veuille réellement une solution", a déclaré un négociateur coréen, en ajoutant: "Ils semblent préférer aller à l'Organisation mondiale du commerce (OMC)".